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 La Côte - les Conseillers communaux ulcérés

28/11/2007

La Côte: les élus s’encoublent dans la fusion

Peseux - Corcelles-Cormondrèche - Apparemment ulcérés par les arguments des Comités non à la fusion, les Conseils communaux de Peseux et de Corcelles-Cormondrèche ont convoqué la presse pour, selon eux, déplorer «la dérive populiste» des opposants et les attaques «en dessous de la ceinture» subies par certains élus. A deux semaines du scrutin les Conseillers communaux n’auraient-ils pas plutôt envenimer le débat en faisant exactement ce qu’ils reprochent aux opposants?

Fusion Peseux - Corcelles-Cormondrèche
Vendredi 23 novembre : lors de leur conférence de presse, les Conseillers communaux
clament « qu’ils avaient choisi délibérément d’observer un devoir de réserve » (sic):
qu’ils ne s’étaient pas mêlés à la campagne pour la fusion jusqu’à ce jour. Pourtant
certains d’entre eux, dont les présidents des deux communes concernées n’ont pas
hésité à distribuer eux-mêmes des tracts devant le centre commercial de Peseux,
comme l’atteste ce document daté du samedi 17 novembre.

 

En marge de la conférence de presse donnée par les exécutifs de Peseux et de Corcelles-Cormondrèche pour, selon eux, recadrer la campagne, Patrick Bourquin, Conseiller communal à Corcelles-Cormondrèche, s’est prêté au jeu de l’interview au micro de la radio régionale: «nous avions choisi délibérément d’observer un devoir de réserve pour ne pas mettre trop de poids dans la défense de cette convention de fusion, mais lorsque le débat dérape et que les coups portent en dessous de la ceinture nous devons réagir».
Apparemment, chez les élus, tout le monde n’a pas la même notion du devoir de réserve qui veut que le conseiller communal « doit, dans l’exercice comme en dehors de l’exercice de ses fonctions, éviter tout ce qui pourrait porter atteinte à la dignité de ses fonctions ou à sa capacité de les exercer, donner lieu à scandale ou compromettre les intérêts de sa commune».
Alors que penser de ces conseillers communaux qui, alors qu’ils sont censés se tenir à l’écart de la campagne, se rassemblent devant le centre commercial de Peseux pour distribuer des tracts en faveur de la fusion? Ne mettent-ils pas en cause l’impartialité de leurs fonctions ?
Comment réagiraient-ils s’ils apprenaient qu’un des conseillers communal militait dans le rang des opposants?

Le coup de la lettre

Et que penser de la lettre de lecteur, publiée mercredi dernier dans le quotidien régional et signée «Renate Neuenschwander, conseillère générale et épouse du président de commune»?
Dans cette missive intitulée « Les conseillers municipaux de La Côte sont-ils trop payés?», «l’auteur» indique que «ces messieurs et dames gagneront environ 5’500 francs nets par mois, ce qui me paraît raisonnable pour gérer un budget de 41 millions de francs et diriger une administration d’une cinquantaine de personnes».
Certes, mais il aurait fallu préciser que ces «5’500 francs nets par mois» représente le salaire pour un poste à 50% (soit 11'000 francs nets à plein temps).
Axel Droz, Conseiller général radical à Peseux, n’en revient pas: «En lisant cette lettre, on comprend très bien que ce n’est pas «elle» qui l’a écrite, mais «lui». Quoi qu’il en soit, en convoquant la presse, l’exécutif s’est encore tiré une balle dans le pied».

Qui détient la vérité ?

Vendredi, au cours de leur conférence de presse, où ils exhortaient les citoyens à débattre dans «le respect mutuel», les Conseillers communaux s’en sont pris à un «tract» diffusé par un opposant. Le document en question, péjorativement appelé «tract», est en réalité une lettre signée par Robert Juillard, un opposant, certes, mais qui a été Conseiller communal à Peseux durant vingt ans (1972 à 1992), et président de commune à cinq reprises. «C’est ma parole contre la leur, mais je persiste à dire qu’ils mènent tout le monde en bateau, clame Robert Juillard. Les partisans de la fusion promettent aux habitants qu’ils paieront moins d’impôts, mais ce coefficient fixé à 65% c’est de la poudre aux yeux! Dans leur dernier tous-ménages, ils prétendent que si les autorités voulaient par la suite augmenter ce coefficient, la population aurait le dernier mot. C’est n’importe quoi! Quant à fin 2005 le coefficient fiscal de Corcelles est passé de 59% à 72%, est-ce qu’il y a eu un référendum?».

Un vote incertain

Au début de mois de septembre, à la veille du vote du Conseil général sur la convention de fusion, Patrice Neuenschwander se disait inquiet sur le sort de la fusion. Finalement, malgré leurs réticences, de nombreux élus ont préféré laisser le choix à la population. Aujourd’hui, à un peu moins de deux semaines de la votation populaire, le même Conseiller communal estime à nouveau que «le résultat du scrutin sera extrêmement serré». Qui vivra verra !


Pascal Tissier

 

 


Un référendum de plus à l’horizon…


Peseux • Responsable de l’urbanisme, Patrice Neuenschwander accumule les revers. Début novembre, il a été vertement désavoué par le Conseil général qui a refusé d’entrer en matière sur le budget destiné au réaménagement de la rue du Château. Aujourd’hui, un référendum s’apprête à être lancé contre l’un des rapports acceptés au cours de cette même séance du Conseil général, en l’occurrence celui concernant le réaménagement du Parc du Château et la création de 14 places de parc derrière l’immeuble Grand-Rue 45, qui abrite l’école Sorimont.
Pour Sylvianne Sauser Regli, présidente du groupe socialiste subiéreux, c’est surtout le projet de parking prévu sur l’emplacement même où les enfants de Sorimont vont en récréation, qui l’amène à lancer un référendum : « déjà lors des débats du Conseil général j’ai manifesté mon désaccord pour ce projet. D’autres se sont exprimés dans le même sens, mais comme cet objet était lié à l’aménagement du Parc du Château, le rapport est passé. Le Conseil communal a lancé ce projet pour dire qu’il a fait quelque chose, mais c’est une fois de plus sans faire un réel travail de fond. Ces places de parc ne vont rien apporter aux commerçants et jusqu’à preuve du contraire, tous les locataires de l’immeuble Grand-Rue 45 ont la jouissance de ce petit terrain et on ne les a même pas concertés. Et puis, il y a tous les problèmes liés à la sécurité des enfants ». Sylvianne Sauser Regli, prépare actuellement le libellé de son référendum et va, dès que possible, lancer la procédure. A suivre donc… (pti)

 


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