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 Neuchâtel: Florence Chitacumbi au Festi'neuch

23/4/2008

Les couleurs musicales de Florence Chitacumbi au Festi’neuch

Neuchâtel • Un animateur radio l’a présenté comme «la diva afro-soul que la Suisse compte sur les doigts d’une main»: les rythmes métissés de Florence Chitacimbi vont faire danser le public du prochain Festi’neuch.  

Florence Chitacumbi
Avec ses «Regards croisés», Florence Chitacumbi – ici lors d’un concert à la Case-à-chocs,
en novembre  dernier – sera l’une des vedettes locales du prochain Festi’neuch.


« Je suis vraiment ravie d’être à l’affiche du prochain Festi’neuch ». Florence Chitacumbi, ne connaît pas encore tous les détails de son passage aux Jeunes-Rives: «Je chanterai le dimanche 1er juin sur la scène lacustre qui peut accueillir 3'000 personnes, mais je ne sais pas encore à quel moment de la journée ».
D’ici là, Florence Chitacumbi fera partie de la quinzaine d’artistes suisses qui rendront hommage à Claude Nougaro, le 8 mai prochain, au 15e Corback Festival, à La Chaux-du-Milieu: «Ce sera une soirée exceptionnelle. Chaque artiste va interpréter à sa manière une chanson de Nougaro, accompagné par des musiciens du Conservatoire de musique neuchâtelois. Je garde la surprise du morceau que j’ai choisi, mais je me réjouis de chanter avec un big band complet».
Florence Chitacumbi a déjà fait l’expérience d’un grand orchestre: «En 2004 à Cully et en 2005, à l’Heure Bleue de La Chaux-de-Fonds, j’ai revisité «Le 6e Sens» (son deuxième album, ndlr) accompagnée par mes musiciens et le Big Band de Lausanne. C’était un travail immense, mais pour un résultat fabuleux ». 

Florence ChitacumbiUn disque
tous les six ans?


Après trois disques, Florence Chitacumbi a peaufiné son style: «En 1994, «Uniq», mon premier CD était tout en anglais et plutôt funk. Les neuf chansons de «6e Sens», en 2000, étaient en français, même si la couleur musicale de ce second album était très métissée, plus soul. Quant à «Regards croisés», en 2006, je l’ai voulu plus intimiste, plus acoustique. Il y a des percussions, mais pas de batterie. L’esprit est toujours le même, mais mes origines sont plus présentes notamment à travers des chansons en kikongo, un dialecte angolais».
Florence Chitacumbi rigole lorsqu’on lui demande s’il faudra attendre 2012 pour découvrir sa prochaine galette musicale: «Pour l’instant rien n’est défini. Je note des idées dans un carnet ou j’enregistre des petits bouts de mélodies».

Florence ChitacumbiLa magie de la scène

Même si elle est née à La Chaux-de-Fonds, et qu’elle a toujours vécu dans la région, Florence Chitacumbi est très attachée à l’Afrique: «En novembre dernier, juste après le Festival Abir, à la Case à Chocs, je suis allée chanter à Douala, au Cameroun. C’était quelque chose de fantastique, autant pour moi que pour mes musiciens. Les gens étaient debout, dansaient, scandaient mon nom. Ça restera à jamais l’un des meilleurs moments de ma carrière ».
Avec près de cent concerts par année, la chanteuse helvético-angolaise, n’a pas l’intention de raccrocher le micro: «J’adore être sur scène. Chaque concert est unique, le public est différent, le climat et les émotions aussi. Même chose pour mes musiciens. Selon l’humeur ou l’ambiance du moment, le guitariste joue différemment, ou le batteur peut se défouler en prolongeant son solo. Il m’arrive même de modifier la «set list» (l’ordre des morceaux, ndlr) au cours du spectacle».
Au troisième jour de Festi’neuch, toujours accompagnée par les guitares de Laurent Poget – son complice depuis près de vingt ans  – d’Yves Ndjock, de N’doumbe Djengue (basse), et des percussions de Valéry Lobe, Florence Chitacumbi fera à coup sûr vibrer les festivaliers rassemblés aux Jeunes-Rives. Rendez-vous est pris.


Pascal Tissier


www.myspace.com/florencechitacumbi
www.festineuch.ch

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