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 Derrière-Pertuis: rentrée scolaire mouvementée

22/8/2007

Plus de journalistes que d’élèves au matin de la rentrée scolaire

Derrière-Pertuis • Lundi matin peu avant huit heures, il y avait foule devant l’école de Derrière-Pertuis : des parents d’élèves bien sûr, mais aussi des personnes venues manifester leur soutien à l’école et à son instituteur, et une meute de journalistes, caméramans et autres photographes. Seuls sept des quatorze élèves attendus sont rentrés dans l’unique classe de cette école… publique, selon le président de la commission scolaire… privée, selon le Conseil d’état.

Gilbert Hirschi
Gilbert Hirschi, l’instituteur de l’école de Derrière-Pertuis: «je demande une trêve
et pense avant tout au bien-être des enfants». Photo pti

Apparemment ému par cette rentrée scolaire pour le moins inhabituelle, Roland Tanner, président du comité scolaire de l’Ecole Intercommunale de Derrière-Pertuis (EIDP), a invité la presse, mais aussi toutes les personnes présentes, à se rassembler dans la petite salle polyvalente de l’école afin de leur faire part des derniers développements de cette affaire. Après avoir rappelé les différents échanges écrits, par courrier ou par voie de presse, qui opposent le comité scolaire de l’EIDP au Conseil d’Etat, Roland Tanner a révélé que ces derniers jours n’avaient pas été de tout repos pour Gilbert Hirschi, l’instituteur, et pour les enfants. Le président du comité scolaire s’est aussi dit déçu par l’attitude du Conseil d’Etat : « à plusieurs reprises, j’ai été informé des décisions ou des réactions du Conseil d’Etat par la presse. Chacun défend sa position, mais ce n’est pas parce que l’Etat prétend quelque chose qu’il a forcément raison. Quoi qu’il en soit nous sommes convaincus d’avoir le droit pour nous ».

Une situation absurde

Pour rappel, en juin dernier, Sylvie Perrinjaquet annonçait qu’il n’y aurait pas de rentrée scolaire à l’école de Derrière-Pertuis étant donné que le nombre d’enfants inscrits était inférieur aux douze élèves requis. La raison de cette subite diminution d’effectif : l’absence des écoliers de la commune de Dombresson qui a décidé de se retirer de l’EIDP.
Présent lors de cette rentrée scolaire tumultueuse Me Freddy Rumo (membre du comité de soutien de l’EIDP) n’est pas tendre avec la ministre de l’éducation : « j’ai toujours eu de bons contacts avec elle, jusqu’au jour où j’ai découvert les limites de ses compétences. Cette situation absurde résulte du non-respect de la loi. Le retrait de Dombresson ne peut pas être pris en compte puisqu’il fait l’objet de deux procédures. La première, au Tribunal fédéral, a un effet suspensif. La deuxième devrait amener les électeurs de Dombresson à se prononcer, mais apparemment les autorités jouent la montre. Il ne leur reste plus qu’un mois pour organiser un scrutin populaire ».

A chaque jour ses rebondissements

L’instituteur est également venu s’exprimer devant la presse. A deux ans de la retraite, Gilbert Hirschi semble dépité par cet imbroglio politico-administratif : « pour l’instant je n’ai pas été licencié et les enfants sont là. Je subis des pressions depuis des semaines et il est fort probable que je ne serai plus payé par l’Etat ».
Le soir même de cette rentrée « sauvage », de nouvelles informations venaient déjà alimenter le feuilleton du collège des Montagnes : ainsi Gilbert Hirschi n’aurait pas donné de leçons lundi, mais aurait été remplacé par une institutrice à la retraite. Il était aussi question d’une dérogation exceptionnelle… Il est certain qu’au moment où vous lirez ces lignes la situation aura encore changée… A suivre.
 


Pascal Tissier

 

 


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