Colombier: Alexis, dix ans, dessinateur de BD » Blog de PasTis

 Colombier: Alexis, dix ans, dessinateur de BD

14/11/2007

A dix ans, Alexis Simonetta dessine avec un talent déconcertant

Colombier • Elève au collège des Vernes, à Colombier, Alexis Simonetta est un gamin comme les autres. Enfin presque… Du haut de ses dix ans, ses lunettes sur le nez, il fait un peu penser à un certain Harry, élève magicien. La différence c’est que les baguettes d’Alexis contiennent tous une mine et qu’avec ses crayons, ce gosse réalise des dessins qui n’ont rien à voir avec la magie… ici, il est juste question de talent, et celui d’Alexis est éblouissant.

Alexis Simonetta

« Quand je serai grand, j’aimerais devenir dessinateur ou concepteur de jeux vidéo » : voilà comment Alexis Simonetta envisage son avenir. Certes des enfants qui aiment dessiner, il y en a plein les cours d’école. Mais lorsque l’on voit Alexis crayonner des personnages sur une page blanche, on se dit qu’il y quelque chose d’unique dans son trait, dans la facilité avec laquelle il fait danser son crayon sur un quelconque support de papier… et le résultat est bluffant… dix ans. Les proportions de ses bonhommes sont parfaites, les attitudes aussi, mais le plus déconcertant, ce sont les expressions qu’il leur donne. Désolé pour l’expression, mais « c’est à tomber parterre ! »

Des bulles et des gags

Tout en dessinant et avec un aplomb tout aussi étonnant, Alexis confie qu’il « préfère réaliser des petits gags sur une page plutôt que de créer de longues histoires ». S’il ne se lasse pas de lire les albums de Peyo (Johan et Pirlouit, Benoît Brisefer, les Schtroumpfs), et de Zep (Titeuf), il affectionne d’autres séries comme « Mélusine », de Gilson et Clark, ou « Robin Dubois », de De Groot et Turk. Des albums qu’il emprunte généralement à la bibliothèque. « je ne lis que des BD. Bon, j’aime bien aussi les livres techniques ou les encyclopédies, mais je n’ai jamais lu un roman en entier, mais pas un tome d’Harry Potter ». Sa BD de prédilection, son personnage favori, c’est « Kid Paddle », signé par Midam. « J’adore ces histoires qui se déroulent dans l’univers du jeu vidéo ». Et il est vrai que lorsque l’on regarde les centaines de dessins – non signés, ni datés – que Catherine, sa maman, a soigneusement rangées dans un classeur, on retrouve bien des traits de ressemblance avec ses personnages préférés, « mais c’était avant, précise Alexis, maintenant je cherche à créer mes propres personnages. D’ailleurs, dès que je réussis à en inventer un, je le laisse tomber pour en imaginer un autre ».

Alexis SimonettaL’univers des jeux vidéo

Alexis puise aussi son inspiration dans les mondes virtuels qu’il découvre grâce à sa PlayStation 2 ou à sa Nintendo DS : « j’aime tous les jeux avec Mario, mais mon personnage préféré, c’est Rayman… Il est trop drôle ! ». Dans sa chambre, au-dessus de son lit, il y a bien un petit poster du plombier de Nintendo, mais aussi Rayman dans un cadre : « c’est moi qui l’ai dessiné, c’est l’une de mes premières peintures en couleurs », précise Alexis.

L’école en question

Mais bon, quand on a dix ans, il y a aussi l’école, un sujet qu’Alexis aborde du bout des lèvres : « j’aime pas l’école et tout ce qu’il y a dedans. Je m’en sors bien en math, mais je déteste le français, c’est une langue trop compliquée ». Catherine tempère un peu le discours de son fils : « c’est vrai que pendant sa troisième année, il était en souffrance à l’école. Aujourd’hui, il est en cinquième et ça se passe plutôt bien ». Ce que confirme Mathieu Jeannottat, son instituteur : « Alexis est un élève hyper créatif qui affiche un grand bagage intellectuel. Il a une forte personnalité, mais c’est aussi un garçon très sensible… Très présent et actif, il peut tout d’un coup « partir dans son monde », être absent au milieu des autres. Disons qu’il est « aérien ». Quoi qu’il en soit c’est un garçon aussi attachant qu’extraordinaire, doué d’un talent créatif exceptionnel. Un enfant comme lui, on en rencontre pas deux dans un carrière d’instituteur ».

Alexis SimonettaLe temps devant lui

A la maison, Catherine impose des règles assez strictes concernant la télévision et les jeux vidéo : « en général, c’est une heure le mercredi et une heure le week-end. Mais Alexis n’a pas besoin d’avoir une manette dans les mains pour s’évader. Il vit avec ça, il joue dans sa tête et quand il prend ses crayons, il dessine des jeux vidéo ».
Alexis se rend plus ou moins régulièrement aux Chatons, à Neuchâtel. Au sein de cette association créé, en 1971, par Philippe Schenk, et dont le seul but, selon son initiateur « est d’intéresser les jeunes, leur donner envie de communiquer et de s’intégrer à un groupe, notamment par le dessin et la créativité », Alexis s’est fait plein de copains et peut laisser libre cours à son talent. C’est ainsi qu’il prend plaisir à dessiner des gags ou de simples dessins pour illustrer le journal de l’association, entièrement animé et illustré par des enfants.
Nul doute que dans un avenir plus ou moins proche, Alexis Simonetta fera encore parler de lui à travers son talent de dessinateur… c’est tout ce qu’on lui souhaite.


Pascal Tissier

 


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