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 Peseux - Corcelles: le processus de fusion est lancé

12/9/2007

La convention de fusion est adoptée:
la population aura le dernier mot


Peseux • Finalement, mercredi dernier, il n’y a pas eu de vote à bulletins secrets à Peseux et les conseillers généraux subiéreux ont accepté, comme ceux de Corcelles-Cormondrèche un peu plus tôt, la convention de fusion des deux communes. Le 9 décembre prochain, c’est donc la population qui aura le dernier mot. D’ici là, partisans et opposants à cette fusion vont lancer leur campagne afin de gagner le vote des indécis.


Fusion Peseux - Corcelles-Cormondrèche
Raphaël Comte, président de la commission de fusion et les deux présidents
de commune, Claude Gygax (Corcelles-Cormondrèche) et Patrice
Neuenschwander (Peseux) sont soulagés et satisfaits... reste maintenant à
attendre la décision de la population au soir du 9 décembre prochain. Photo pti

 

Il s’attendait à un vote serré, à quelques voix près, Patrice Neuenschwander est soulagé : par 20 oui contre 13 non et une abstention à Peseux, et 26 oui contre 5 non et une abstention à Corcelles-Cormondrèche, les législatifs ont accepté la convention qui doit amener les deux localités à fusionner pour devenir, dès 2009, la commune de La Côte. A condition bien sûr que la population suit ses élus lors du vote populaire prévu le 9 décembre prochain. Quoi qu’il en soit, le président du Conseil communal de Peseux a retrouvé le sourire : « je suis heureux de la décision des conseils généraux, ils donnent ainsi à la population concernée la possibilité de s’exprimer sur ce projet. Les conseils communaux et la commission de fusion ont fait du bon boulot ».

Pourtant, au moment de l’ouverture de cette séance extraordinaire du conseil général de Peseux, la tension était palpable dans la salle. Avant de donner la parole aux élus, Patrice Neuenschwander déclare : « le Conseil général a soutenu chaque étape de ce projet et le Conseil d’Etat l’a approuvé sans la moindre modification. Nous vivons un moment historique. Le canton tout entier a les yeux rivés sur nous. Le Conseil communal vous exhorte d’accepter cette convention de fusion ».

Les déclarations de chacun

Puis, debout, Alain Tendon a lu une lettre de la commission « convention de fusion » adressée aux conseillers généraux : « souhaitez-vous soumettre la convention au vote populaire ou voulez-vous interrompre le processus? En cas de refus, il n’y aura pas de séance de rattrapage ».

Par la voix de Bernard Jaquet, le message du groupe radical est tout aussi grave : « la décision que nous sommes appelés à prendre ce soir, qu’elle soit positive ou négative, laissera des traces indélébiles dans notre région ». S’ensuit une déclaration divisée en trois points – la thèse, l’antithèse et synthèse – et une conclusion : « le groupe radical a décidé pour ce sujet ô combien important auquel on peut répondre de trois façons – avec un oui convaincu, un oui… mais le souverain décidera, ou un non catégorique – de laisser la liberté de vote à ses membres ».

Au nom du groupe libéral, Marie-Claire Zimmerli a déclaré : « Il est indispensable que la population de nos deux communes puisse se prononcer. L’enjeu est trop important pour que nous puissions prendre la décision à sa place. Ainsi, faisons confiance à notre législatif qui acceptera la convention de fusion et permettra ce débat fondamental pour l’avenir des deux communes. Le groupe libéral quelque peu partagé laisse liberté à chacun de voter selon ses convictions ».

Lue par Louis-Marie Boulianne, la déclaration des socialistes fut aussi claire que brève : « le groupe socialiste soutient majoritairement le projet de fusion ».

Des opposants s’interrogent

C’est ensuite Eric Junod qui a pris la parole pour exprimer les doutes et les interrogations des quatre opposants socialistes : « Vivrait-on mieux demain dans une commune de 10'000 habitants ? Sûrement pas ! Nous sommes opposés à la fusion tout en restant partisans d’une étroite collaboration avec nos voisins et amis de Corcelles-Cormondrèche ». 

Opposante radicale, Christiane Hofer a tenu elle aussi à exprimer son sentiment : « J’ai toujours été en faveur d’un renforcement de la collaboration entre nos deux communes pouvant à la longue aboutir à une fusion, or c’est l’inverse que je me vois proposé. On fusionne d’abord et pour le reste on verra. La votation populaire ne me paraît pas une nécessité. Aucun citoyen ne pourra être aussi bien informé de la situation qu’un conseiller général ».

La campagne est lancée

Aujourd’hui, même si la convention de fusion a passé avec succès le cap des conseils généraux, il faut encore attendre la décision du corps électoral des deux communes qui doivent se rendre aux urnes le 9 décembre. Dans l’intervalle, les partisans comme les opposants à cette fusion vont se rassembler en comités interpartis et déployer des stratégies de communication pour tenter de convaincre l’électorat.

Président de la commission «convention de fusion», le radical Raphaël Comte va maintenant diriger le groupe interpartis des partisans de la fusion : « la première réunion a lieu ce soir (lundi, ndlr) avec au moins un membres de chaque parti. Nous devrions être une dizaine. Bien entendu, il est encore difficile de déterminer par quels moyens nous allons transmettre notre message à la population. Ça sera peut-être avec des tous-ménages, ou à travers une campagne d’affichage. Encore faut-il trouver de l’argent. Je doute que les partis versent quoi que ce soit. Et si les communes acceptent de participer au financement de cette campagne, il va devoir le faire de manière égale entre les deux camps ».

Les opposants se mobilisent

Selon Michel Rossi, conseiller général libéral à Peseux, les opposants se réuniront le 1er octobre : « dans un premier temps, ce comité rassemblera les conseillers généraux de Peseux qui ont clairement manifesté leur opposition au projet, soit quatre socialistes, quatre libéraux, quatre ou cinq radicaux, auquel se joindra un élu de Corcelles-Cormondrèche. Comme les partis de droite étaient plutôt divisés sur la question, je doute que l’on puisse obtenir de l’argent. On va sûrement devoir mettre la main au porte-monnaie ou trouver des appuis ailleurs ».
Quoi qu’il en soit, l’ambiance n’est pas au beau fixe chez les élus subiéreux, à l’image de cette anecdote relatée par Michel Rossi : « mercredi soir, avant la séance du conseil général, j’étais devant la Maison de la Commune avec mon collègue radical Jean-Paul Morel. Patrice Neuenschwander, qui venait d’arriver en scooter, est passé devant nous sans un mot. Etonné je l’ai interpellé : « tu ne me serres plus la main ? ». La réponse à été cinglante : « Non ! ». Ce n’est vraiment pas très fair-play de sa part ».


Pascal Tissier

 


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