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 Peseux: le Babylone Bar menacé

9/7/2008

Le Babylone est mort ?
Non ! Vive le Babylone !


Peseux • Depuis son inauguration le 2 mai dernier, le Babylone Bar est la cible de riverains excédés par des soirées musicales jugées trop bruyantes. Les gérants du bar restent optimistes et ne baissent pas les bras: le Babylone reste ouvert !


Babylone Bar
Mehmet Keklikçi et Mahir Ispir (à droite) ont le sourire: grâce à une nouvelle
patente leur Babylone Bar reste ouvert. Photo pti


Rumeurs, ragots, intox: depuis son ouverture début mai, le Babylone Bar fait figure de plaie au milieu du village. Après seulement deux semaines d’ouverture, il était question d’une pétition hostile et même d’une plainte (voir notre édition du 21 mai). Au lieu de chercher le dialogue avec les gérants du bar, les gens du voisinage ont préféré colporter des ouï-dire ou demander l’intervention de la police au moindre écart sonore. Evidemment les gens parlent, mais ne veulent pas que leur nom soit cité… L’origine Kurde des gérants est évoquée…
Même au plus haut niveau de la Commune, ça discute: «Le Babylone n’a plus de patente. Le 30 juin c’est fini, ils doivent mettre la clé sous la porte».
Effectivement, le 1er juillet, les portes du Babylone sont fermées. Dans le voisinage, on parle d’un camion – immatriculé en France – qui serait venu chercher du matériel. Ailleurs on raconte que la Police serait intervenue le samedi soir précédent…
Contactés par téléphone, les agents de police ne se mouillent pas: « On n’a rien à vous dire. Adressez-vous au Conseil communal».

Par contre, le 1er juillet, Léonard Buhler, chef de l’Office du commerce, à La Chaux-de-Fonds, confirme que le bar a dû fermer le matin même, mais refuse de préciser dans quelles conditions s’est effectuée cette fermeture: «Ça s’est fermé parce que ça devait fermer, c’est tout».
Le détenteur de la patente est connu, mais préfère garder l’anonymat. Il confirme qu’il s’est retiré de l’affaire: «Je n’ai rien contre les gérants, au contraire. C’est bien ce qu’ils font. Mais j’en avais marre de ces histoires de bruit… C’est moi qui ramassais. Quand je leur ai annoncé que je me retirais, ils m’ont dit que ça ne leur posait pas de problème, qu’il trouverait une autre patente».

Vendredi 4 juillet: Mahir Ispir et Mehmet Keklikçi les gérants du Babylone sont devant leur bar, grand sourire aux lèvres: «Oui, là c’est fermé, mais mardi ce sera à nouveau ouvert avec une nouvelle patente». Les deux hommes tiennent à montrer qu’ils ont pris des mesures pour lutter contre les nuisances sonores: «Le double vitrage est posé et d’ici vendredi prochain on aura installé un sas à l’entrée. Mais quoi qu’il en soit, les voisins n’auront pas à se plaindre puisque nous n’organiserons pas de concerts durant l’été».
Installé au 9 de la Grand’Rue, à l’endroit de l’ancienne Coop du village, le Babylone Bar garde sa vocation musicale et Mahir Ispir regrette – sans animosité dans le verbe – l’acharnement dont fait l’objet son établissement: «Nous, on aimerait juste sortir les artistes des caves, donner la possibilité à des groupes de se produire en public. Quand des gens sont venus se plaindre, on les a toujours accueilli poliment, on leur a offert un verre et on a essayé de dialoguer avec eux. On ne veut pas de conflit».


Pascal Tissier


Category : ARTICLES PRESSE Print

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