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 Neuchâtel: le Discobole a déménagé

7/3/2007

Le Discobole dans de nouveaux murs… du son

Depuis fin janvier, le Discobole s’est installé au premier étage du 21 de la rue des Moulins, à Neuchâtel. Si le concept de cette association n’a pas changé, son cadre est dorénavant plus convivial avec un choix musical encore plus vaste dans les bacs.


Discobole
Le nouveau cadre du Discobole est plus lumineux, plus accueillant
et plus confortable, avec un coin ludique spécialement aménagé
pour les enfants. Photo: pti


«Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il n’y a plus trois étages d’escaliers à monter !» clame une cliente au moment de sortir du Discobole. Il est vrai que cette phrase lâchée spontanément, pourrait justifier à elle seule le déménagement de cette discothèque au cœur de la zone piétonne, dans l’une des plus belles maisons de la rue des Moulins.
Derrière son comptoir, Denyse Baillods semble ravie de pouvoir parler de ces nouveaux locaux: «on est quand même mieux installé qu’à la rue des Terreaux, où l’accès n’était vraiment pas idéal. Ici au moins le cadre est vraiment sympa et parfaitement situé».

Des CD pour deux balles !

Cofondatrice de l’association, Monique Vust a plutôt le verbe modeste lorsqu’elle s’exprime sur son implication pour le Discobole: «non, je ne suis pas la cheffe, chaque membre a une fonction et toutes les décisions sont prises lors de comités réunis toutes les quatre à cinq semaines». Il n’empêche que c’est bien elle qui tient les cordons de la bourse. «Le Discobole fonctionne principalement grâce aux cotisations versées par ses adhérents, soit 45,00 francs par année pour les adultes, 20,00 francs pour les étudiants, et à la location des disques, fixée à 2,00 francs par CD pour une durée de quinze jours», se plaît à dire Monique Vust, qui ajoute que «l’essor du téléchargement de la musique sur internet n’est pas étranger à la défection de quelques habitués, principalement des jeunes». Quoi qu’il en soit, et même si la moyenne d’âge du public s’est élevée, le Discobole peut toujours compter sur le soutien de plus de 1'300 fidèles.
A noter qu’en signant leur inscription, les adeptes du Discobole s’engagent à respecter le règlement de l’association qui stipule bien que seule la copie des disques destinée à un usage personnel est autorisée.

Discobole16'000 disques à louer

L’association reçoit également une subvention annuelle, mais apparemment le sujet fait froncer les sourcils de Monique Vust: «nous n’avons pas échappé aux mesures d’économies de la ville: nous recevons actuellement 2'800 francs par année au lieu des 3'000 francs accordés précédemment, (gros soupir) mais nous n’avons pas le choix et devons bien faire avec».
Outre la location des locaux, l’essentiel du budget est consacré à l’acquisition de nouveaux CD, pour la plupart achetés chez les disquaires locaux. Chaque mois, ce sont donc entre 60 et 70 références qui sont ajoutées aux fichiers qui recensent aujourd’hui plus de 16'000 disques. Une collection impressionnante qui couvre tous les genres musicaux, des envolées symphoniques aux partitions folkloriques, en passant par les plages musicales les plus prisées de la variété internationale, du jazz, du reggae ou du rap. Un rayon est même réservé aux enfants (chansons, contes). Bref, celui qui cherche les derniers succès à la mode, des albums d’anthologie ou même des bruitages, a toutes les chances de trouver son bonheur dans les bacs du Discobole.

Que des femmes bénévoles

Voilà maintenant 22 ans que le Discobole poursuit sa vocation de mettre la musique à la portée de tous. Au printemps 1985, les quelques personnes qui ont mis sur pied le projet ne se doutaient certainement pas que leur concept de location musicale, calqué sur le fonctionnement d’une bibliothèque, connaîtrait une telle longévité. Et ce d’autant que cette association à but non lucratif a toujours été animée par des bénévoles. A ce jour, l’équipe qui fait «tourner» les disques de ce «juke-box» géant compte une douzaine de personnes… que des femmes!
Le déménagement à la rue des Moulins (juste en face du «Cardinal»), offre à cette magnifique discothèque une situation privilégiée au centre ville. Gageons que ce nouveau cadre, nettement plus convivial, permettra au Discobole de trouver un second souffle et une foule de nouveaux adhérents.


Pascal Tissier


Le Discobole, rue des Moulins 21, 1er étage, tel. 032 725 22 31
Heures d’ouverture: mardi, mercredi et vendredi de 14h à 18h30, samedi de 9h à 11h30


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