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 Lydia Zaugg: une apprentie particulière

23/9/2008


Lydia Zaugg brille sur les marchés


LA CHAUX-DE-FONDS • Première apprentie du pays à suivre un apprentissage de gestionnaire de vente en commerce itinérant, Lydia Zaugg exprime sa passion pour un métier hors du commun.

 

«Mon travail, ce n'est que du plaisir! Lorsque je vais au cours, je suis toujours surprise d'entendre mes camarades se plaindre, alors que je me sens tellement bien dans mon travail». Lydia Zaugg, vingt ans dans un mois, n'est pas une apprentie comme les autres. Cette jeune Chaux-de-fonnière est la première apprenante en Suisse à suivre une formation de gestionnaire de vente en commerce itinérant.
«A seize ans, après ma scolarité obligatoire, j'ai suivi durant deux ans une filière paramédicale à l'ESTER avec l'envie de devenir diététicienne. Durant cette période, pour me faire de l'argent de poche, j'ai travaillais le week-end sur les marchés avec Jacques et Arianne Perrolle. Ça a été un véritable coup de foudre. J'ai trouvé ça génial et je me suis rendu compte que j'adorais vendre. C'est pourquoi j'ai changé d'orientation professionnelle et redémarrée une formation comme gestionnaire de vente. Malheureusement, le centre de formation n'a pas accepté que je fasse mon apprentissage sur les marchés… les responsables trouvaient ça trop bizarre».

Des notes à la hausse

Déterminée, Lydia Zaugg trouve finalement une place dans une confiserie de Neuchâtel, mais très vite la jeune fille est mise sous pression par son employeur: «ça n'allait pas, j'étais victime d'une sorte de mobbing de la part de mes patrons. Au bout d'un an je n'en pouvais plus». Conscients des problèmes, et après discussion avec Jacques Perrolle (président de la Société romande des commerçants itinérants), les responsables de l'ESTER ont finalement accepté que Lydia poursuive son apprentissage «sur les marchés», ce qui fait d'elle la première apprentie dans ce secteur. «Jai commencé chez Jacques et Arianne en août 2007 et depuis c'est le bonheur. Par rapport à mon employeur précédent, ici c'est vraiment le paradis. Ça se retrouve d'ailleurs dans mes notes, puisqu'aujourd'hui je suis remontée de 4,2 à 5,1 de moyenne».  

Des semaines chargées

Deux jours à l'école, deux autres dans le dépôt du «Dattier» (l'enseigne de Jacques et Arianne Perrolle) et le week-end sur différents marchés, les semaines de Lydia se suivent, mais ne se ressemblent pas: «Mon emploi du temps peut paraître chargé, mais si je travaille le dimanche sur un marché, il est compensé par un jour de congé en semaine. J'ai tellement de plaisir de travailler avec mes patrons et mes collègues. L'ambiance est familiale, alors le chaud, le froid, se lever parfois à quatre heures du matin ou rentrer à dix heures le soir, importe peu. Ça a fait un peu plus d'un an que je travaille à temps plein au Dattier, j'adore ce rythme de vie et le contact avec la clientèle. Je ne m'ennuie jamais et chaque journée est différente».

L'avis de son patron

Jacques Perrolle ne tarit pas d'éloges envers son apprentie: «Lydia est une fille qui ne râle jamais et qui a toujours le sourire. Trouver une employée qui supporte les conditions souvent difficiles inhérentes à ce métier, avec des horaires de fou et des conditions météo parfois extrêmes, n'est pas une mince affaire. Et à ce niveau-là, Lydia est extraordinaire. Je l'avais pressenti dès le premier entretien, alors qu'elle était encore étudiante en paramédical: sa poignée de main était très ferme et elle m'a dit d'entrée «Je vous averti je suis hyperactive». Depuis on n'a jamais été déçu».

Lydia mène la danse

La danse est une passion pour Lydia Zaugg: «Je danse depuis l'âge de six ans. Actuellement, je donne une fois par semaine un cours de danse moderne, latino, jazz aussi, et je prépare en ce moment un spectacle avec une dizaine d'enfants. Celui-ci aura lieu les 14 et 15 novembre à Notre-Dame de la Paix, dans le cadre de la kermesse de la Mission catholique italienne».
Dans un peu moins d'un an, Lydia arrivera au terme de son apprentissage: «Mon ami a une petite entreprise d'informatique alors je m'occuperai probablement de tout ce qui est administratif et à côté de ça je continuerai certainement à faire des marchés sur le stand du Dattier. Mais j'aimerais avant tout me marier et avoir des enfants… faire ma vie de femme». 

Pascal Tissier

 





Juillet 2009 - Lydia a brillamment décroché son CFC

Lydia Zaugg
Lydia Zaugg

Lire l'article publié dans L'Express/L'Impartial du 8 juillet 2009










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