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 Medal of Honor: Airbone

26/9/2007

La série Medal of Honor fait le grand saut sur les consoles nouvelle génération

Depuis l’apparition, début 2000, de « Medal of Honor » sur console via la PlayStation première du nom (ou PSone), Electronic Arts a envoyé ses soldats virtuels sur plusieurs fronts de la Deuxième Guerre mondiale avec plus ou moins de réussite. Aujourd’hui, l’éditeur parachute ses GI’s sur les consoles de la dernière génération : « Medal of Honor : Airbone » vient de sortir sur Xbox 360 et il sera tout prochainement proposé sur PlayStation 3.


Medal of Honor Airbone

 

Dans « Medal of Honor : Airbone », le joueur se retrouve dans la peau de Boyd Travers, un soldat de la 82ème division aéroportée (la célèbre Airbone). Au cours de l’aventure, celui qui tient la manette sera parachuté en Italie, en France, aux Pays-Bas ou au cœur de l’Allemagne, où avec ses potes de régiment, il devra atteindre de nombreux objectifs aux cours d’opérations plus ou moins périlleuses.
Chaque mission débute par un court briefing (qui peut être abrégé sur simple pression sur la touche A ou Start). Dans la séquence suivante, le joueur est dans la carlingue d’un C-47, peu avant le largage. L’ambiance est tendue, le bruit assourdissant : c’est qu’au sol, les troupes ennemies pilonnent comme des brutes sur les engins qui volent au-dessus d’eux. C’est vraiment la guerre ! 
Des avions sont touchés et tombent. Des ordres sont hurlés, puis une lampe rouge s’illumine. On approche de l’objectif, tous les soldats se lèvent. Le signal lumineux passe au vert : « GO ! GO ! GO ! » C’est le grand saut ! Pas le temps d’admirer le paysage ou le feu d’artifice qui menace d’enflammer la soie des parachutes. A l’aide des sticks analogiques, le joueur peut contrôler la descente de son avatar. Des fumigènes verts indiquent les lieux sécurisés où il peut atterrir, mais rien ne l’empêche de se diriger ailleurs pour jouer au héros et prendre l’ennemi à revers.

Des décors indestructibles

Cette superbe intro est le fil rouge du jeu puisque chaque mission sera amorcée par un saut un parachute. Une fois sur le plancher des vaches, le joueur peut ou suivre ses compagnons pour bénéficier d'une certaine sécurité, ou de partir seul de son côté pour atteindre ses objectifs, en l’occurrence déposer des charges explosives et faire sauter plusieurs batteries antiaériennes. Cette liberté de mouvement est aussi une nouveauté dans la série, et elle n’est pas désagréable. D’autant qu’en cas d’échec elle permet d’essayer plusieurs itinéraires.
La prise en main est basique et les fans de FPS maîtriseront l’ensemble des commandes en quelques secondes. Le système de visée reprend lui aussi un concept classique mais toujours efficace.
On ne voudrait pas faire la fine bouche, mais il faut bien avouer que le moteur graphique de ce « Medal of Honor : Airbone » ne casse rien. Ce n’est pas vraiment moche, mais il est évident que les développeurs n’ont pas exploité tout le potentiel de la Xbox 360 pour éblouir les rétines. Quand on a joué à « Bioshock », ou que l’on a bavé d’admiration devant la modélisation des personnages d’« Heavenly Sword » (voir notre édition de mercredi dernier), le contraste est flagrant.
Côté son, rien à redire, l’ambiance sonore est de qualité avec des bruitages réalistes (armes, avions, explosions, etc.) et les plages symphoniques donne l’impression d’être immergé dans une production hollywoodienne. Par contre, les décors ne sont pas destructibles : on peut déposer une grenade devant une porte en bois, après l’explosion elle est toujours intacte, tirer dans une caisse en bois ne sert à rien, aucun impact n’apparaît, c’est comme si l’on tirait avec des balles à blanc. Dommage !

Six missions seulement

Plus le joueur descend des ennemis et plus ses armes son efficace : la visée devient plus précise, les chargeurs plus volumineux. Bizarre, mais on ne va pas s’en plaindre puisque ce système permet de gagner de l’efficacité. Heureusement d’ailleurs, car, au début de la partie, les tirs sont vraiment imprécis et le temps nécessaire à recharger son arme est long, trop parfois. Pour bien progresser, il faut donc d’abord chercher à éliminer un maximum d’adversaires pour gagner en efficacité et partir ensuite en quête des objectifs.
On ne va pas s’étendre sur l’intelligence artificielle qui anime les acteurs de ce jeu, les alliés comme les ennemis. Les soldats à la solde des nazis se contentent du minimum syndical. Ils se déplacent, tirent et gueulent, mais on ne peut pas dire qu’ils aient un esprit tactique lumineux. Il suffit souvent de se planquer derrière un mur et d’attendre le bon moment pour les tirer l’un après l’autre.
Reste que l’on prend du plaisir à être parachuté dans ce nouveau volet de « Medal of Honor » : l’ambiance est excellente et la prise en main est confortable. Les affrontements contre les chars sont passionnants et les poursuites dans les tranchées sont grisantes. Dommage du peu diront certains. Il ne faudra certainement pas plus de dix heures aux fans du genre pour mener à bien les six missions proposées dans cet épisode « nouvelle génération ». Les acharnés pourront toujours prolonger l’expérience en choisissant le niveau de difficulté maximal et tenter de récolter toutes les récompenses.

 

Pascal Tissier


Category : JEUX VIDEO Print

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