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 Alone in the Dark

25/6/2008

Les Zippo raids d’Alone in the dark

Jeux vidéo • Evénement vidéoludique: «Alone in the Dark» fait son grand retour! Reconnu comme étant le premier jeu du genre survival-horror, bien avant les «Resident Evil», cette saga revient pour un cinquième volet enflammé.


Alone in the Dark

 

Annoncé et attendu depuis longtemps, le nouvel épisode d’«Alone in the Dark» (sous-titré «Near Death Investigation» durant son développement), est disponible pour PC et pour (presque) toutes les consoles de salon. Le jeu produit par Atari est sorti officiellement le 20 juin sur Xbox 360, PlayStation 2, Wii, et PC (Windows). Ce volet a été développé par Eden Studios, sauf pour les versions PlayStation 2 et Wii signées par le studio Hydravision. Seul ombre à cette sortie événement, l’absence d’une version PlayStation 3… reportée au 31 octobre prochain.

Central Park, lieu mythique… et atypique! Un parc entièrement boisé de plus de huit cents hectares sur l’île de Manhattan, l’une des zones les plus peuplées du monde. Quel secret se cache derrière sa construction et sa pérennité malgré l’enjeu financier immense qu’il représente? Ce secret, vous aurez l’occasion de le percer en incarnant l’enquêteur Edward Carnby, lors d’une lente et incroyable descente en enfer au cœur de New York! Entrez vite dans cette incroyable intensité narrative écrite par Lorenzo Carcaterra, un scénariste hollywoodien de renom («Sleepers», «Gangster»).
A l’instar des séries télévisées, «Alone in the Dark» est divisé en plusieurs épisodes et lorsque vous reprenez le jeu après une interruption, un résumé de votre partie passe à l’écran, genre «dans l’épisode précédent»… une excellente idée pour se replonger dans le jeu…

Alone in the darkOn ne va pas refaire l’histoire du jeu vidéo, mais il faut rendre à César ce qui appartient à César: en 1992, le premier «Alone in the Dark» – développé en France par Infogrames, aujourd’hui Atari – a créé un genre nouveau… le «suvival-horror» où le héros doit affronter des ennemis fantastiques dans un environnement oppressant. Ce concept a été la source d’inspiration de bien d’autres jeux, comme les «Resident Evil», les «Silent Hill» ou les «Siren». Par la suite, il y aura un «Alone in the Dark 2» (1994), un «3» (1995) et même un «Alone in the Dark: The New Nightmare», edité en 2001… puis plus rien.

Dans le «Alone in the Dark», cinquième du nom, qui vient de sortir, le joueur va découvrir une variante intéressante de la survie dans un monde épouvantable: il va être immergé dans un monde avec lequel il peut – et doit – interagir, en créant par exemple des outils ou des armes avec les objets trouvés dans son environnement. Un simple briquet Zippo et une bombe aérosol peuvent devenir un lance-flamme portable! C’est McGyver en enfer! A cela s’ajoutent des scènes d’action, de l’exploration, des énigmes, de la conduite, du combat…et des rebondissements qui vont mettre à mal votre palpitant.

Apparemment les développeurs d’Eden Studios ont élaboré des situations qui exploitent astucieusement les phobies des joueurs, comme la peur du vide ou la claustrophobie, le tout soigneusement servi par des graphismes et une bande-son qui contribuent largement à l’atmosphère glauque du jeu. Au bout d’un moment, avant de cliquer sur une touche pour ouvrir une porte, on en vient à s’accrocher à sa manette de peur de sursauter… Les concepteurs ont réussi leur coup : bonjour l’angoisse!

Seul au milieu d’un Central Park grandeur nature (quatre kilomètres de long sur un de large) et fidèlement modélisé, le joueur peut s’y promener en toute liberté, avec la possibilité d’emprunter un véhicule pour se déplacer plus vite. Mais Edward Carnby n’est pas là pour admirer la flore du coin, mais pour chasser la faune monstrueuse qui s’y cache. Pour cela, il doit dénicher différents objets (flingue, briquet, liquides et accessoires divers) qu’il peut ranger dans les nombreuses poches de sa veste. Ensuite, il s’agira d’associer certains de ces objets avec des éléments du décor, genre: comment ouvrir une porte fermée à clé? L’enfoncer? Oui, mais avec quoi? Lui mettre le feu? Oui, mais comment? Le jeu se met en pause et on regarde ce qui peut être utile dans les poches intérieures du pardessus… c’est bien vu et plus original que d’ouvrir des coffres disséminés dans le jeu. Bon, on prend un rouleau de scotch, une bouteille de liquide inflammable, une fusée éclairante… et voilà le héros armé d’une bombe incendiaire.

Le feu est l’élément primordial d’«Alone in the Dark» et le Zippo est l’accessoire indispensable de notre héros pyromane malgré lui. C’est qu’ici, comme dans l’un des volets de «Resident Evil», il faut immoler le corps des ennemis pour éviter qu’ils ne se relèvent: un peu d’essence ou d’alcool, on sort le Zippo et la créature prend sa dernière cuite. La gestion des flammes est spectaculaire: le feu rampe sur le sol, s’étend sur les murs pour finalement enflammer le plafond. Impressionnant!


Pascal Tissier

 


Category : JEUX VIDEO Print

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