Little Big Planet sur PS3 » Blog de PasTis

 Little Big Planet sur PS3

22/10/2008

Sackboy: petit mais costaud

Jeux vidéo • Non, la créativité vidéoludique n’est pas morte et le jeu «LittleBigPlanet» débarque sur PS3 pour le prouver. Totalement original, ce jeu est un hymne à la création: créer son personnage, son niveau, son propre monde... Fabuleux!


Little Big Planet

 

Avec «LittleBigPlanet», bienvenue dans l’expérience de création ultime sur PlayStation 3: explorez et construisez un monde sans limites et laissez d’autres joueurs s’amuser avec vos créations.


Little Big PlanetLe moins que l’on puisse dire, c’est que «LittleBigPlanet» est un titre étonnant qui sort complètement de l’ordinaire et invente un genre nouveau: le jeu «Do it Yourself»  .
Avec un concept plus subtil qu’il n’y paraît, les développeurs britanniques de Media Molecule révolutionnent le vieillissant principe du jeu de plate-forme: «LittleBigPlanet» s’affiche en (fausse) 2D, masquant une superbe 3D portée par un design enfantin absolument hallucinant. Comme un jeu de plate-forme classique, les commandes se résument aux déplacements, au saut et à la possibilité d’attraper un objet. Seule petite subtilité, les trois plans de profondeur entre lesquels on navigue aisément. Le plus étonnant, c’est le nombre de choses qu’il est possible de faire sur une base aussi simple.


Dans «LittleBigPlanet», la créativité fait partie intégrante du gameplay et le jeu n’est que l’ossature d’une véritable expérience créative sans fin qui permet au joueur de fabriquer ses propres niveaux, d’interagir avec le moindre objet et d’en créer autant qu’il en veut, le tout avec la possibilité de partager – via le réseau en ligne du PlayStation Network (PSN) – ses propres créations avec d’autres joueurs. Tu le crois, ça?


«LittleBigPlanet» est truffé d’endroits à explorer, d’outils à récupérer et d’énigmes à résoudre, souvent de manière inattendue. C’est vraiment un jeu de fou où tout est «jouable», utile ou mobile, même les textures du monde réel collées et assemblées dans le décor ou sur des objets peuvent servir. Quasiment rien n’est fixe: les balles roulent, les objets tombent quand on les pousse… Et il faut justement pousser et faire rouler des choses tout le temps!


La première chose qu’il faut personnaliser c’est l’adorable Sackboy lui-même, cette espèce de poupée de chiffon qui sert d’avatar au joueur. En plus de pouvoir déplacer tout ce qu’il veut dans le jeu, Sackboy peut créer, mettre en forme et construire les objets les plus farfelus et des niveaux entiers, et ce, sans passer par un éditeur de niveaux compliqué, mais simplement en utilisant une boîte à outils intuitive bourrée d’aptitudes et de matériaux que le joueur  apprendra à utiliser au fil du jeu.


Dans les premiers niveaux, le joueur se retrouve à déplacer des objets pour grimper plus haut ou pour ouvrir des portes, à renverser des constructions, à se suspendre à des élastiques, à rebondir en rythme sur des trampolines, à pousser un skate avant de sauter dessus pour une folle descente… Et à cela s’ajoutent différents objets que l’on peut activer ou manipuler, comme cette collection d’autocollants que l’on peut adapter à toutes tailles, pivoter, retourner et coller vraiment partout.


Cela dit, «LittleBigPlanet»  possède deux autres cartes dans sa manche. La première, et non des moindres, tient à son concept de coopération/compétition. Il est rare qu’un jeu propose à des joueurs d’unir leurs efforts pour construire plutôt que pour «détruire». Tous les niveaux peuvent être parcourus par quatre équipiers et l’on trouve régulièrement des zones requérant au moins un compagnon pour activer les mécanismes et résoudre les puzzles. Mais parallèlement à cette nécessité d’avancer ensemble, le jeu introduit un brin de compétitivité. Les niveaux regorgent d’orbes bleutés à collecter et un petit camembert indique constamment qui en récupère le plus, histoire de récompenser les plus habiles (ou les plus perfides).
Quant à la seconde, elle pourrait bien devenir à terme l’atout maître du titre. Pour faire simple, disons que la campagne principale «LittleBigPlanet» permet de collecter une quantité astronomique d’éléments que l’on peut ensuite utiliser pour fabriquer ses propres niveaux puis les proposer sur le PSN.


Le système, incroyablement simple à utiliser, est très exactement celui dont les développeurs se sont servis pour concevoir leur campagne avec, pour les joueurs, des possibilités infinies.


Pascal Tissier

 


Category : JEUX VIDEO Print

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