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 Assassin's Creed

21/11/2007

Avec «Assassin’s Creed», Ubisoft signe le meilleur jeu de l’année sur console!

Voilà deux ans que la presse spécialisée consacre régulièrement des pages de photos à « Assassin’s Creed » et des mois que des sites internet nous balancent des vidéos spectaculaires de ce nouveau jeu d’Ubisoft. « Assassin’s Creed » est sorti jeudi dernier sur PlayStation 3 et Xbox 360. Est-il à la hauteur des révélations et des images distillées à dose homéopathique par l’éditeur français ? La réponse est un OUI en majuscules !  C’est une bombe !


Assassin's Creed

 

Tous les chroniqueurs et autres testeurs qui ont reçu une pré-version (review) d’« Assassin’s Creed » ont joué le jeu en respectant l’embargo – jusqu’au 15 novembre – notifié par l’éditeur : « Nous vous serions très reconnaissants de ne pas dévoiler ce que vous allez découvrir à propos du scénario ». Et même après cette date, rares sont ceux qui ont révélé les soubresauts scénaristiques – qui apparaissent dès les premières minutes du jeu – afin de laisser aux joueurs le plaisir de découvrir cette fantastique croisade… dans tous les sens du terme.
Dans un premier temps « Assassin’s Creed » invite le joueur à découvrir les commandes élémentaires du jeu à travers un didacticiel aussi bref que dépouillé… marcher, courir, traverser une foule, grimper, se cacher… Dès cet instant, le joueur incarne Altaïr Ibn La-Ahad (« fils de personne »), un assassin déchu de sa fraternité pour ne pas avoir respecté les règles de sa confrérie : « ton épée ne versera jamais le sang d’un innocent ; montre-toi mais reste invisible ;  jamais tu ne mettras la fraternité en danger ».

Comme un aigle perché…

Désavoué et désarmé, Altaïr va devoir remplir neuf missions pour retrouver le rang qui était le sien : assassiner neuf hommes, ennemis de la fraternité. Pour y parvenir, Altaïr va devoir explorer, enquêter et tuer, si possible en évitant se faire repérer. Tout le concept d’« Assassin’s Creed » repose sur l’action et l’infiltration. Dans un premier temps, que ce soit à Jérusalem, à Damas ou à Acre, notre héros doit trouver les points d’observation situés au faîte de plusieurs édifices (tours, donjons, minarets, etc.). Une fois au sommet de ces constructions (que le joueur peut repérer en scrutant le vol des oiseaux dans le ciel), Altaïr scrute son environnement à 360° et le jeu « synchronise » ses observations en ajoutant des icônes sur la carte de jeu, soit les emplacements où il doit se rendre pour progresser dans son enquête. Délivrer des passants agressés par des soldats, écouter les conversations dans la rue, ou « brusquer » certaines personnes, sont quelques-uns des moyens qui permettent à Altaïr d’obtenir de précieux renseignements. Il devra aussi tuer parfois, notamment avec cette lame très efficace qu’il sort de sa manche. Grâce à sa « vue d’aigle » (triangle sur PS3, Y sur Xbox 360), Altaïr peut discerner, même dans une foule dense, le halo de couleur qui enrobe chaque personne : cette lueur est rouge pour les soldats, blanche pour les informateurs, jaune pour les cibles à tuer, et bleue pour les alliés.

La foule a aussi son rôle

L’aspect le plus grisant d’« Assassin’s Creed », c’est la liberté de mouvement qu’il offre : Altaïr peut se contenter d’explorer une ville en arpentant des rues très fréquentées, mais il peut aussi faire preuve d’audace et, tel un acrobate, grimper sur les façades et se rendre d’un point à un autre en sautant de toit en toit. Dans ces conditions l’exploration des sites est un véritable plaisir, d’autant que pour trouver les centaines de drapeaux disséminés un peu partout, il est impératif de fouiller toutes les ruelles, les cours, les toits et bien d’autres endroits.
Le système de combat quant à lui est très simple, une touche pour frapper, une pour parer les coups et une autre pour effectuer une parade. Mais attention, affronter un soldat déclenche un mouvement de panique dans les rues et d’autres soldats – alertés par les cris – ne tardent pas à intervenir pour se mêler au combat.
Autre particularité du jeu, le déplacement entre les villes, se fait à cheval. Mais sachant que quelques drapeaux se cachent également le long de ces parcours, il vaut mieux éviter de galoper trop vite.

Une vraie super production

Quatre ans de développement, jusqu’à 175 personnes impliquées simultanément sur le projet, et des millions de dollars investis : l’équipe d’Ubisoft Montréal avait pour mission de réaliser un nouveau style de jeu d’aventure. Le moins que l’on puisse dire c’est que le pari est réussi.
« Assassin’s Creed » est une véritable super production dotée d’un scénario en béton, de graphismes éblouissants, d’une animation sans faille, le tout emballé avec un photo réalisme époustouflant, surtout dans les attitudes, la souplesse et la palette de mouvements du personnage principal. « Assassin’s Creed » est le jeu de tous les superlatifs et là, on peut vous assurer que la formule n’est pas galvaudée.
L’immersion est immédiate : après seulement quelques secondes de jeu, le joueur se retrouve à l’époque des Croisades… il EST Altaïr de la fraternité des assassins ! Les commandes sont intuitives et efficaces. Explorer, espionner, courir, grimper, sauter d’un immeuble à un autre, est un pur plaisir, même sans objectif précis.

Le successeur de «Prince of Persia»

Pour réaliser ce premier volet d’« Assassin’s Creed » – il est certain que ce « monument » aura des suites –  les développeurs du studio canadien d’Ubisoft ont su extraire le meilleur des séries « Splinter Cell », « Rainbow Six » et « Prince of Persia » pour composer un jeu d’aventure à la « saveur » unique. Celui-ci exploite à merveille les capacités des consoles next-gen et démontre ainsi qu’il est possible de reconstituer une région très vaste, richement détaillée et peuplée de manière crédible, tout en offrant une liberté de mouvement quasi infinie.
Etant donné que le scénario se déroule à l’époque des Croisades et que l’action oppose forcément des Chrétiens à des Musulmans, Ubisoft a estimé qu’il était judicieux d’insérer, à l’introduction du jeu, un message indiquant : « cette œuvre de fiction a été conçue, développée, produite, par une équipe multiculturelle, de confessions et croyances diverses ».
Pour terminer, il faut encore savoir que la version Xbox 360 d’« Assassin’s Creed » est graphiquement plus riche (effets de relief, textures, etc.) que la version PlayStation 3. Une différence que l’on retrouve d’ailleurs sur plusieurs titres proposés sur ces deux consoles.


Pascal Tissier

 

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