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 Heavenly Sword sur PS3

19/9/2007

Heavenly Sword : une épée légendaire au cœur d’un grand jeu d’action sur Playstation 3

En juillet 2003 une superbe bande-annonce présentait l’ébauche d’un jeu exclusif sur Xbox dans laquelle une héroïne faisait tournoyer son épée de manière très spectaculaire. Septembre 2007 : après avoir servi de vitrine technologique à la Playstation 3 pendant des mois, « Heavenly Sword » sort en exclusivité sur la console next-gen de Sony. Chef-d’œuvre visuel, le jeu développé par Ninja Theory est indiscutablement le grand jeu d’action qui manquait à la PS3.


Heavenly Sword

 

Vous aimez les jeux d’action un peu bourrin, sans prise de tête, avec des combats intenses et omniprésents contre des dizaines d’ennemis simultanément, des centaines parfois. Vous avez aimé « Devil May Cry », ou « God of War, sur Playstation 2, alors vous allez adorer « Heavenly Sword ». Vous allez être scotché par la réalisation hollywoodienne du jeu, le photo-réalisme des personnages, la chorégraphie des combats, et la qualité extraordinaire des rendus visuel et sonore de cette aventure épique teintée d’heroic-fantasy.
Nariko, l’héroïne du jeu, veut venger son peuple, une tribu guerrière presque totalement anéantie par l’armée sanguinaire de Bohan, un roi tyrannique. Elevée comme un garçon, Nariko a les facultés mentales et la dextérité d’une guerrière. Lorsque son père est capturé et enfermé dans les geôles de Bohan, elle ne peut se résigner à remettre l’Heavenly Sword – l’épée céleste – à l’ennemi. Cette lame aux pouvoirs magiques donne à celui qui la manie une puissance terrible et une quasi-invincibilité. Toutefois, ce glaive ne peut être utilisé que par une divinité puisqu’il enlève toute force vitale aux communs des mortels. En décidant de s’emparer de l’épée pour libérer son père et sauver les survivants de son peuple, la belle Nariko scelle son destin.

Un acteur dans le staff

Si la modélisation des décors est splendide, l’aspect hyperréaliste des visages est encore plus bluffant. Pour parvenir à un tel résultat, Ninja Theory s’est alloué le savoir-faire des studios Weta Workshop en Nouvelle-Zélande, Cette société a gagné ses lettres de noblesse avec le travail produit sur « Le Seigneur des Anneaux » et d’autres productions américaines. Spécialisée dans la capture des mouvements et des expressions faciales, la société Weta Workshop a retrouvé Andy Serkis, l’acteur qui a incarné Gollum dans la trilogie cinématographique adaptée de l’œuvre de Tolkien, et le gorille King Kong dans l’autre superproduction de Peter Jackson : en effet, dans le jeu « Heavenly Sword », c’est l’acteur britannique qui a prêté ses traits au roi Bohan et dirigé le travail des autres comédiens engagés sur le jeu. Un autre Anglais célèbre figure au générique d’« Heavenly Sword » : Nitin Sawhney, un compositeur d’origine indienne renommé pour les bandes originales qu’il a signées pour plusieurs films.

Il est intéressant de noter que ce jeu est en développement depuis des années. La première bande-annonce a été diffusée sur le net en juillet 2003, une deuxième en mai 2004, lors de l’E3. A l’époque, le jeu était présenté comme une exclusivité sur Xbox. Entre-temps Sony a exhibé ses dollars et depuis 2005, « Heavenly Sword » est devenu le faire-valoir de la technologie intégrée dans la PS3, notamment le processeur Cell Broadband Engine, sans qui ce jeu n’aurait jamais pu être aussi performant. Une vidéo présentant l’évolution du jeu au cours des ans est visible sur le site www.impactvirtuel.com.

Contrer pour mieux frapper

La prise en main est simple et exploite agréablement les différentes touches de la manette SixAxis et son système de reconnaissance de mouvements. S’il est possible de modifier légèrement l’angle de vue de la caméra avec les touches L2 et R2, impossible par contre de faire bondir Nariko : aucun bouton n’est dédié au saut et pourtant notre héroïne va enchaîner les acrobaties aériennes lors des combats. Explication…
Parée de son Heavenly Sword, Nariko peut esquiver les attaques ennemies avec trois gardes différentes : par défaut, elle est en garde de vitesse. En appuyant sur R1, elle passe en garde de puissance. Avec L1, elle utilise la garde de vitesse qui, associé à carré, permet de dévier les projectiles. Lorsqu’un coup est bloqué, il suffit d’appuyer sur Triangle pour placer un contre meurtrier et impressionnant avec zoom de la caméra sur l’action. En outre, il est possible d’éviter les coups adverses grâce au stick droit qui permet à Nariko d’effectuer une roulade rapide dans la direction indiquée.
Evidemment, Nariko peut lancer différentes attaques et réaliser plusieurs combos selon la garde utilisée, elle peut même envoyer un adversaire dans les airs en combinant L1 et Triangle tout en déplaçant le pad vers le haut.
« Heavenly Sword » plusieurs séquences QTE (Quick Time Events) durant lesquelles il s’agira d’appuyer sur la bonne touche selon les indications qui s’affichent à l’écran, exactement comme c’était déjà le cas dans « God of War ».

Des projectiles téléguidés

En accumulant les contres et les combos, Nariko voit sa jauge de style se remplir. Lorsque cette jauge est pleine, il suffit de presser Rond lorsque la belle est proche d’un adversaire pour la voir enchaîner des coups spéciaux. C’est classique, mais très spectaculaire.
Les séquences « projectiles » sont aussi très sympa. Il y en a plusieurs qui reprennent toutes le même principe. Ainsi, lorsque Nariko se retrouve derrière un canon et qu’elle doit tirer sur des éléments précis, il suffit de la déplacer à l’aide du stick analogique pour placer la gueule du canon dans l’axe de l’objectif et de maintenir appuyée la touche de tir : la caméra suit alors le projectile et il suffit d’incliner la manette pour « téléguider » le projectile sur sa cible. Comme c’est le cas pour les phases de combat ou les QTE, ces séquences « projectiles » nécessitent une vitesse d’exécution et un timing précis.

Véritable exploit visuel

Il est vrai que sur la durée, ce « Heavenly Sword » est vraiment bourrin, et au début on a un peu la sensation de presser et de faire n’importe quoi. On sent que pour les combats, les développeurs se sont inspirés de « Devil May Cry » et que les séquences QTE de « God of War » ont fait école.
Reste que ce jeu est visuellement hallucinant : lorsqu’on le découvre pour la première fois, on aimerait pouvoir faire « pause » pour admirer la finesse des visages, le réalisme des expressions et des attitudes. Le plus surprenant, c’est la vie qui se dégage des regards : les yeux sont si brillants qu’ils donnent vraiment l’impression de voir l’image réelle d’un acteur filmé. L’animation n’est jamais prise en défaut, même lorsque des centaines d’ennemis se déplacent à l’écran : c’est fluide, dynamique et fun. C’est vraiment une superproduction dans tous les sens du terme.


Pascal Tissier

 


Category : JEUX VIDEO Print

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