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 Sega Rally et la saga Sega

10/10/2007

Sega Rally revient dans la course
et laisse des traces sur les nouvelles consoles


Qui n’a pas joué un jour sur la borne d’arcade « Sega Rally » ? Proposé dans les salles de jeux du monde entier depuis 1995, ce jeu de course développé  par le studio Sega AM3 (devenu Hitmaker) demeure encore aujourd’hui le plus gros succès commercial de Sega en salle d’arcade. Déjà transposé sur les consoles de salon de l’éditeur japonais (Saturn 1996 et Dreamcast 1999), « Sega Rally » fait un retour remarquable sur les consoles nouvelle génération. Aussi fun et attractif que le jeu original, ce nouveau « Sega Rally » va combler les « vieux joueurs » et les fans de courses d’arcade.


Sega Rally

 

Quand on a cinquante piges et que l’on a joué sur toutes les consoles depuis plus de vingt ans, c’est avec une certaine émotion que l’on découvre le générique d’un « Sega Rally » lifté « next-gen ». Que ce soit avec la PlayStation 3 ou la Xbox 360, on presse à la hâte les touches de la manette pour déguster les premières accélérations, les premiers dérapages. Les cinq autres bolides sont déjà loin devant, mais qu’importe. On tâte les touches, on regarde les paysages, on découvre les vues disponibles et l’on relance la course pour passer aux choses sérieuses. C’est vraiment la grande classe ! Pour leur premier titre, les développeurs du Sega Racing Studio – une équipe anglaise créée par Sega spécialement pour ce jeu – n’ont pas raté leur coup : ce « Sega Rally » est exactement dans l’esprit de son illustre aîné avec une saveur d’arcade « à l’ancienne », prise en main comprise. Que du bonheur !

Un garage prestigieux

En démarrant le mode championnat on découvre que le temps des deux voitures sur trois circuits est révolu : ici, les courses se déroulent dans six environnements très différents : alpine, tropical, canyon, safari et artic, chacun proposant trois tracés différents à explorer dans un sens puis dans l’autre, auxquels ils faut encore ajouter Lakeside, un environnement qui n’apparaît qu’en toute fin de championnat et qui est jouable en solo via le mode Course.
Le garage n’est pas triste non plus, mais pour découvrir la trentaine de bolides qu’il renferme, il faudra avaler des kilomètres et accumuler des victoires.
Dans un premier temps, le joueur dispose de voitures dites « standards » avec les Subaru Impreza WRX, Mitsubishi Lancer Evo IX, Ford Focus RS, Peugeot 206 WRC, Mitsubishi Concept-X, Mini Cooper S et même un Hummer H3 SUV.
Viendront ensuite les véhicules dits « modifiés », qui rassemble les VWGolf, Toyota Celica, Peugeot 206, RUF et un bolide du Pikes Peak Racer.
Le groupe le plus convoité est celui qui rassemble les bagnoles « classiques », dont celles qui ont fait la légende de « Sega Rally », avec les Peugeot 205 T16, Audi Quattro A2, Lancia Super Delta HF Intégrale, Toyota Celica ST205, Peugeot 405 T16, Ford RS200E ou l’incontournable Lancia Stratos.

D’excellentes sensations de course

Outre le gameplay 100% arcade hérité du jeu de 1995, les développeurs du Sega Racing Studio ont aussi « réengagé » le copilote d’antan, aux indications si précieuses et à la voix inimitable. Inimitable comme la conduite tout en dérapage qui font de « Sega Rally » un jeu unique qui ne peut en aucun cas être comparé à d’autres titres dédiés à la course, comme « Colin McRae Dirt » ou « Burnout Revenge », ce d’autant qu’il occulte les sorties de route (la voiture roule dans un couloir où les buissons sont aussi solides qu’un bloc de granit) et les dégâts (la carrosserie est souillée en temps réel, mais ne peut subir aucun dommage). Il n’en reste pas moins que le pilotage est très technique et qu’ici la glissade se conjugue comme un art.
Visuellement ce « Sega Rally » nouvelle génération est extrêmement beau et très coloré, avec parfois des avions ou des hélicoptères qui survolent la piste, ou un train qui passe… si, si ! Par contre les spectateurs sont plutôt rares. En course, les voitures vont vite, très vite même, ce qui n’est pas étranger aux excellentes sensations que procurent ces compétitions où les cinq adversaires gérés par la console se montrent plutôt agressifs au point de faire monter l’adrénaline…

Attention aux ornières !

Mais le point fort du jeu, c’est la déformation du terrain en temps réel au passage des voitures qui laissent, tour après tour, leurs empreintes dans le sable, la neige ou la terre.  Ces ornières et ces sillons changent non seulement l’aspect de la piste, mais aussi l’adhérence du terrain au fil des passages, ce qui oblige à adapter son pilotage ou à changer de trajectoire en fonction de ce paramètre inédit. Du jamais vu dans un jeu vidéo, mais qui risque bien d’être repris à l’avenir dans d’autres jeux de courses.
Pour le reste, « Sega Rally » se dispute seul ou à deux sur un écran partagé, mais aussi à six en se connectant au réseau internet.
Bref, vous l’aurez compris, cette mouture 2007 de « Sega Rally » est une petite merveille qui renoue avec le style 100% arcade de son aîné de 1995, mais avec des effets insolites et des sensations exceptionnelles.


Pascal Tissier

 

 

Sega, une histoire qui dépasse les bornes

Fondée en 1954 par David Rosen, un Américain installé au Japon après la Deuxième Guerre mondiale, la société Service Games s’est développée en faisant de l’import-export d’appareils de jeu et de machines à sous. Dès le milieu des années 60, la firme japonaise a commencé à produire ses propres appareils et à développer des jeux. Le label Sega (abréviation de Service Games) est devenu populaire à travers le monde dans les années 80 grâce ses bornes d’arcade et à ses consoles de jeux domestiques (Sega Master System, en 1985, puis Sega Mega Drive, dès 1988). Mais suite aux difficultés financières dues à l’échec commercial de la Saturn (1994) et au demi-échec de la Dreamcast (1998) face à la concurrence de la PlayStation 2 de Sony, Sega se retira du marché des consoles pour se consacrer exclusivement au développement de jeux (consoles, PC, arcade).
« Sega Rally » est apparu dans les salons de jeux en 1995. Sur la borne, le jeu n’offrait que trois circuits et deux voitures, à savoir une Lancia Delta et la Toyota Celica. Visuellement – pour l’époque – le concept est hallucinant de réalisme et offre des sensations fabuleuses. Un an plus tard, rebaptisé « Sega Rally Championsip », le jeu est transposé sur la console Saturn. On y retrouve les trois circuits et les deux voitures, le tout jouable vu de l’intérieur ou de l’extérieur. Sont cachés dans cette version console un circuit supplémentaire et une Lancia Stratos. En 1999, « Sega Rally Championship 2 » est adapté pour la Dreamcast quelques mois avant l’enterrement des consoles Sega en mars 2001. (pti)

 

Sega Rally PSP

Sega Rally dans la poche aussi

En plus de faire chauffer les circuits des consoles de salon (PlayStation 3 et Xbox 360), «Sega Rally» s’affiche également sur la console portable de Sony. Cette version PSP reprend les mêmes modes de jeu que sa frangine d’intérieur : course rapide, championnat, contre la montre et multijoueurs via internet ou en réseau local qui permet de s’affronter à plusieurs avec un seul disque.
Mêmes circuits, mêmes voitures et même style de pilotage : cette version PSP de « Sega Rally » est une copie miniaturisée du soft PS3, avec des bolides parfaitement modélisés qui se salissent aussi en temps réel et qui laissent là aussi leur trace sur le terrain au fil des tours. Seule la vue cockpit est manquante… dommage !
Prise en main immédiate, bonnes sensations et réalisation de qualité : sur portable aussi « Sega Rally » fait un retour remarquable et devient la nouvelle référence du genre course d’arcade sur PSP. (pti)

 

 


Category : JEUX VIDEO Print

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