Lost Odyssey sur Xbox 360 » Blog de PasTis

 Lost Odyssey sur Xbox 360

5/3/2008

L’odyssée perdue du créateur
de Final Fantasy sur Xbox 360


Après « Blue Dragon », voici « Lost Odyssey », le deuxième jeu de rôle du studio Mistwalker conçu exclusivement pour la Xbox 360. Ce titre très attendu par les fans de RPG est signé par Hironobu Sakaguchi, le créateur « originel » de la série « Final Fantasy ». Réparti sur quatre DVD double-couche, « Lost Odyssey » mêle combats au tour par tour et heroic fantasy dans une ambiance sombre et mature ponctuée de flamboyantes séquences cinématiques.
 

Lost Odyssey

Les premières informations sur « Lost Odyssey » ont été diffusées il y a bientôt trois ans. Depuis, les magazines spécialisés ont régulièrement donnés des informations ou publiés des images de ce jeu annoncé comme le véritable successeur de la saga « Final Fantasy », ce d’autant que le développement de ce RPG « made in Japan » était assuré par l’équipe de Mistwalker, le studio d’Hironobu Sakaguchi, le « père » de la série « Final Fantasy » et de « Blue Dragon », un autre RPG exclusif sur Xbox360.
En fait, après « Enchanted arms », « Blue Dragon » et « Eternal Sonata », « Lost Odyssey » est le quatrième jeu de rôle dédié à la console de Microsoft. C’est aussi la quatrième tentative des Américains pour tenter de doper les ventes de leur console au Japon où son succès commercial est toujours très relatif.

Un héros immortel

Pas de grosse surprise à espérer du coté de l’intrigue : le scénario nous balance une histoire de royaume oublié (pour ne pas dire imaginaire), avec deux clans qui ne peuvent pas se voir et qui ne connaissent que le langage des armes. Pour pimenter le tout, des catastrophes naturelles, genre volcans en colère qui bavent des tonnes de lave en fusion, interviennent pour la beauté du spectacle. Reste Kaïm, le héros du jeu : un type balèze, téméraire et amnésique qui ne souffre pas de l’usure du temps. Normal, il est immortel le bougre, même que s’il fallait fêter son anniversaire il faudrait planter plus de mille bougies sur son gâteau. Tu le crois ça ? Enfin, bref, le joueur va devoir accompagner Kaïm dans une quête qui doit l’amener à retrouver un millénaire de souvenirs dans un monde sans avenir. Ne cherchez pas, c’est du japonais tout craché ! Mais il faut souligner que cette japonaiserie est intégralement traduite en français.

Lost OdysseyTakehiko Inoue : le mangaka de service

Moderne dans sa forme et pour le moins classique dans le fond, « Lost Odyssey » est véritablement un cousin de « Final Fantasy ». La prise en main reprend des principes qui ont déjà fait leurs preuves. Et à l’écran les centaines d’affrontements se déroulent sur le système du tour par tour cher aux RPG nippons. Le studio Mistwalker a confié l’aspect graphique cette « odyssée perdue » à Takehiko Inoue, l’auteur de plusieurs mangas connus, dont « Slam Dunk » ou encore « Vagabond ». Autant dire que pour cet exercice le mangaka s’est lâché : mélangeant heroic fantasy, Steam Punk baroque, médiéval et canevas industriel, Takehiko Inoue insuffle aux personnages et à l’univers de ce jeu un style très particulier, loin des stéréotypes du genre. La richesse visuelle de « Lost Odyssey » est magnifiée par des centaines que cinématiques qui s’insèrent entre les phases de jeu de manière quasi imperceptible.

Des points à une jauge près

Kaïm n’est pas seul dans cette aventure et huit autres personnages viendront se greffer au récit, comme Jansen l’amateur de femmes et de vin, Satie la pirate, ou le prince Tolten. Bien entendu chacun d’eux dispose de compétences propres basées sur quatre éléments comme la magie de destruction ou de guérison. Les développeurs ont aussi apporté quelques nouveautés comme la possibilité de créer – via le menu inventaire – des accessoires ou des anneaux en combinant plusieurs objets récupérés sur les ennemis vaincus. Dans « Lost Odysey » la gestion des traditionnels points d’expérience s’efface au profit d’une jauge de progression. Celle-ci pourra très vite monter de niveau selon le type d’ennemi battu.
De Mission en mission, après maints combats et rebondissements, les amateurs de RPG vont passer d’un disque à l’autre avec un réel plaisir, même si tout n’est pas parfait sous les cieux de cette « Odyssée perdue ». Certes, les cinématiques – on l’a déjà écrit – sont de vraies merveilles dans lesquelles les personnages sont bien modélisés. Mais dans le jeu proprement dit, pas de révolution graphique à l’horizon. Les textures semblent parfois découpées au cutter avec mêmes des petits problèmes d’aliasing. Rien de grave en réalité, mais après tant d’années de développement et une machine aussi performante que la Xbox 360, ça fait un peu mal aux yeux.

Le meilleur de sa génération

Développé en exclusivité pour la Xbox 360, « Lost Odyssey » est un RPG dans les règles de l’art. Ceux qui avaient trouvé à redire sur le concept « Blue Dragon » vont pouvoir s’abandonner corps et âme dans ce jeu qui est sans conteste le meilleur RPG japonais sur les consoles actuelles.
Malgré quelques petites faiblesses graphiques, « Lost Odyssey » est très agréable à « vivre » manette en main. On se laisse embarquer dans l’histoire on prend plaisir à visionner les cinématiques… et de longues et passionnantes heures passent. Ceux qui ne jurent que sur ce principe du combat au tour par tour avec une gestion subtile des forces et des pouvoirs vont être aux anges. Pour les autres, ça sera moins drôle…


Pascal Tissier

 

 


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