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 Assassin’s Creed: Altaïr’s Chronicles

27/2/2008

Altaïr, la fine lame d’Assassin’s Creed,
a trouvé sa DS sur console portable


Développé par Gameloft, la branche « nomade » d’Ubisoft (développeur-éditeur de jeux pour téléphones portables), « Assassin’s Creed : Altaïr’s Chronicles » est une réminiscence – sur Nintendo DS – de l’excellent « Assassin’s Creed », proposé en novembre dernier sur Xbox 360 et PlayStation 3 et annoncé pour le mois prochain sur PC. Si la fonction « tactile » de l’écran inférieur de la DS est peu sollicitée, il n’empêche qu’à travers la fenêtre supérieure, le joueur peut voir que le héros d’Ubisoft n’a rien perdu de son agilité pour gravir les immeubles et que ses lames sont toujours aussi affûtées.


Assassin's Creed DS

 

Rien d’étonnant à ce que la nouvelle license d’Ubisoft se retrouve adaptée sur portable. On pouvait s’attendre à admirer Altaïr sur PSP, il apparaît sur Nintendo DS. Certes le gigantisme visuel des versions Xbox 360 ou PlayStation 3, et la liberté de mouvement, ont disparu dans cette version miniature. A travers un style visuel attrayant, une animation plutôt fluide, des effets sonores corrects et des décors typiquement moyen-orientaux, cet « Assassin’s Creed : Altaïr’s Chronicles » n’est pas sans rappeler un autre mythe du jeu vidéo lui aussi estampillé par Ubisoft : « Prince of Persia ».
Dans cette « Chronique d’Altaïr », le joueur explore des environnements en 3D, le plus souvent dans une trajectoire linéaire qui ne permet aucun écart : tout en progressant le héros doit veiller à éviter les pièges, escalader des murs, sauter d’une maison à une autre et, de temps à autre affronter quelques ennemis. Un concept plutôt attrayant sur le papier, mais pas exempt de quelques petits défauts sur les écrans de la console portable de Nintendo.
L’aspect science-fiction du jeu initial, avec sa fameuse machine à remonter le temps, est absent de cette séquelle miniature. L’histoire se résume à une quête d’objets divers, comme celle de Lara Croft dans ses « Tomb Raider », ou comme celle d’Indiana Jones dans sa recherche du Graal. Le scénario d’« Assassin’s Creed : Altaïr’s Chronicles » tient sur un ticket de caisse : « Dans la ville de Jérusalem, 1911 après J-C. En plein cœur de la Troisième Croisade, les affrontements entre Croisés et Sarrasins font rage. Altaïr, membre du clan des Assassins va devoir intervenir pour rétablir la paix en terre Sainte ».

Une ambiance visuelle et sonore

Assassin's Creed DSIci, peu de dialogues avec les personnages du jeu et le texte se résume à des informations sur la marche à suivre, sur les astuces de combat ou les nouvelles techniques ou capacités acquises. A l’écran le minuscule Altair haut de ses 10 à 15 millimètres – selon qu’il soit au premier plan ou au fond du décor – est juste reconnaissable à sa panoplie blanche d’assassin, lames à la ceinture : un plaisir pour les fans, un détail insignifiant pour les autres. Reste que le design général est plaisant avec ses couleurs un peu terreuses et de jolis détails dans l’architecture des sites à visiter.
Altair se déplace avec grâce et élégance, escalade les murs avec souplesse, même si sa palette de mouvements affiche des bugs « bizarroïdes » comme ses sauts au cours desquels le héros semble disparaître un instant pour réapparaître quelques fractions de seconde plus tard, comme s’il avait été téléporté au cours de son bond.
Dans les rues, on peut entendre les murmures de la foule, ailleurs, c’est le chant des oiseaux ou le ronflement des gardes endormis qui se font entendre, avec des bruits de pas, ou le grincement des planchers. Des effets sonores un peu répétitifs certes, mais qui contribuent à donner vie à l’ensemble, d’autant que les thèmes musicaux eux, sont là pour apporter une touche dramatique à certaines séquences.

Attention aux pièges

Pendant sa quête le joueur doit le plus souvent trouver le cheminement entre un point A à un point B, en déambulant dans les rues, en sautant de toit en toit, ou en jouant les équilibristes ou les acrobates sur des poutres ou des plates-formes instables. Des pièges sont disséminés un peu partout et des mécanismes doivent être enclenchés ou des clés dénichées pour progresser et rejoindre le point A suivant. Lorsqu’il saute, Altaïr à une fâcheuse tendance à glisser un peu à la réception de son bond. Si la plate-forme d’arrivée est assez large et propre, pas de problème. Par contre, si l’aire de réception est étroite ou garnie de pointes affûtées, le saut nécessite d’anticiper cette inertie en dosant avec finesse la pression sur la touche B (saut), sinon la mort du héros va obliger le joueur à repasser l’obstacle autant de fois que nécessaire.
Les phases de combats sont plutôt agréables, même si elles souffrent elles aussi de certains problèmes d’exécution. Toutes les manipulations de l’épée s’effectuent à l’aide des touches X et Y. Quant à la touche latérale droite (R), elle permet de parer les coups des adversaires.

Une précision au millimètre

Au cours de sa quête, Altaïr va acquérir de nouvelles compétences de combat qui lui permettront d’enchaîner des coups plus élaborés, il pourra également compléter son arsenal de bombes ou de poignards, même si le jeu offre peu d’occasions d’en faire usage. Force est de reconnaître que les combats contre quatre ou cinq adversaires sont vraiment agréables, même s’ils sont plutôt simples à conclure.
Certains événements exigent d’appuyer sur la touche A au moment précis où Altaïr est près d’un objet, d’une cible ou d’un personnage : l’idée est intéressante, mais exige une telle précision que ces actions manquent de spontanéité. Il faut trop souvent déplacer le personnage au millimètre pour voir l’icône A s’afficher à l’écran. 

Un stylet peu utilisé

L’écran tactile est peu utilisé dans « Assassin’s Creed : Altaïr’s Chronicles » et se résume avant tout à l’affichage de la carte du jeu. Lorsque Altaïr parvient à dérober une bourse, l’écran inférieur devient noir. A l’aide du stylet, le joueur doit frotter la fenêtre qui laisse alors apparaître le contenu de la bourse. Il suffit alors de pousser l’un des objets présents vers l’extérieur de la sacoche pour l’obtenir (une clé le plus souvent).
Le stylet est indispensable pour neutraliser certains ennemis : leur dos et l’un de leur bras s’affichent sur l’écran tactile et il faut alors faire pression à certains endroits ou tordre le bras (en faisant glisser le stylet) pour les mettre hors d’état de nuire.
La concept DS d’« Assassin’s Creed » n’est pas aussi fascinant que le jeu original sur Xbox 360 ou PlayStation 3 : on y retrouve bien certains éléments, mais le jeu est trop conventionnel pour bluffer les accrocs de jeux de plate-formes qui en ont déjà vu de toutes les couleurs. Il n’empêche cette « Chronique d’Altaïr » offre quelques bonnes surprises et qu’il permet de passer quelques heures de plus avec un héros qui n’a pas fini de faire parler de lui.


Pascal Tissier

 

 


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