The Club » Blog de PasTis

 The Club

20/2/2008

Sega renoue avec ses premiers amours :
le jeu d’arcade pur et dur


Avec « The Club », les développeurs du studio Bizarre Creations nous proposent un jeu d’action « old school » dans lequel le tableau « High Score » a plus d’importance que le nombre d’adversaires laissés sur le carreau. Edité par Sega, ce Third Person Shooter (TPS) est basé sur une formule éprouvée jadis sur des bornes d’arcade, avec une prise en main immédiate et des phases de jeu courtes mais intenses. Possesseurs d’une PlayStation 3, d’une Xbox 360 ou d’un PC : « Bienvenue au Club ! ».


The Club

 

Difficile de définir les statuts de « The Club ». Disons que – un peu comme dans le film « Fight Club » – nous avons affaire à une association qui rassemble des personnages troubles et troublés déterminés à en découdre sans raisons déterminées. Mais si dans l’œuvre cinématographique de David Fincher, Brad Pitt et Edward Norton pratiquaient la retouche faciale à coups de poing, dans « The Club », s’est à coups de feu que les protagonistes s’opposent. Certains sont amateurs de sensations fortes, d’autres sont en rupture sociale, n’ont plus d’argent, ou non plus rien à perdre…
Les adhérents à « The Club » se retrouvent dans des endroits isolés, comme les vestiges torturés et sombres d’une aciérie désaffectée, d’une prison, d’un navire ou d’un quartier glauque de Venise : des lieux choisis par le mystérieux fondateur du club. Lorsqu’une partie commence, les lois et les règles n’existent plus : comme des gladiateurs dans une arène, c’est vaincre ou mourir. Ceux qui ont survécu à plusieurs joutes ont – pour la plupart – perdu la raison ou toute humanité.

Huit tueurs implacables

Ainsi Nemo, masqué sous sa capuche jaune, ne semble avoir conservé que les instincts d’un fauve. A l’inverse, Finn, dans son beau costard blanc, se la joue beau gosse, mais ses dettes de jeu lui ont ôté tous ses scrupules et il prêt à tout pour survivre à ces joutes et à ses créanciers.
Les autres adeptes du Club, ont tous un CV civil ou militaire plus ou moins sanglant, parsemé de zones d’ombre, comme Adjo, le colosse africain qui cherche a se racheter de ses crimes passés ; ou Oragov, le chasseur russe qui est le criminel le plus recherché de toute la Russie. Il y a aussi Seager, simple amateur de sports extrêmes et adepte du Club pour son potentiel de sensations fortes, ou Killen, le plus vieux survivant du Club et du coup, le recordman du nombre de victimes laissées à terre.
Deux personnages moins sombres sont aussi de la partie: Renwick, le flic new-yorkais qui n’a d’autre ambition que de mettre tous les dirigeants du Club sous les verrous, et Kuro, soit disant membre d’une triade japonaise, mais qui est en réalité un agent infiltré bien décidé à faire tomber le Club.
A coup sûr, le casting de « The Club », auraient pu embarquer dans l’avion-cellulaire des « Ailes de l’Enfer » (Con Air) et, mis à part des caractères bien trempés, ces huit personnages – que des hommes, ma belle ! – possèdent des spécificités propres basées sur leur vitesse, leur force et leur endurance.

Des micromissions infernales

Dans des épisodes très courts, d’une durée variant de une à quatre minutes, « The Club » exige d’atteindre le plus rapidement possible la porte de sortie, tout en éliminant au passage le plus possible d’adversaires. Le but principal de chacune de ces « micromissions » est, d’une part, de rester en vie, et d’autre part, de faire preuve de précision dans le tir afin de cumuler un maximum de points. Et oui, un adversaire touché à une jambe rapporte nettement moins de points que si on parvient à l’éliminer d’une balle en plein front. Bon d’accord, ce n’est pas très humanitaire comme stratégie, mais reste qu’au niveau d’un jeu vidéo, cette « philosophie » n’a rien de révolutionnaire et fonctionne toujours aussi bien. 
Une arme à la main, le joueur doit (par)courir le niveau en éliminant les adversaires qui surgissent ci et là : chaque ennemi abattu rapporte un certain nombre de points, en fonction du type de personnage touché, de la distance de tir et du point d’impact… et la combo du joueur augmente du même coup d’une unité. A partir de là, il n’a que quelques secondes pour mettre hors d’état de nuire un autre malfrat avant que l’unité de combo s’efface. Pour gagner un peu de temps, le joueur à la possibilité – au cours de sa chasse – de tirer sur des plaques marquées d’un crâne.

Canons courts et canons longs

A la fin de chaque épreuve, le décompte des points s’affiche à côté du score imposé en fonction du niveau de difficulté choisi. En Facile ou Moyen, l’exercice est assez simple, même pour les néophytes, mais les choses se corsent en Difficile et deviennent carrément « sportives » en Extrême. Dur, dur !
Bien évidemment, l’arsenal a disposition est à la hauteur des missions avec des canons courts ou longs, au coup par coup ou en rafale, avec ou sans lunette et quelques grenades en prime.
Les décors sont parfaitement modélisés, parfois sur plusieurs étages, avec des escaliers, des tuyaux, des caisses, des recoins et d’autres couloirs tortueux susceptibles de servir de caches aux ennemis. Bon on a déjà vu plus éblouissant sur les consoles next-gen, mais il faut bien reconnaître que les graphistes ont fait un superbe boulot : les textures sont détaillées et parfaitement assorties à l’ambiance de ce jeu d’enfer.
Question prise en main, pas de problème, c’est un jeu d’enfant, même si « The Club » est réservé aux joueurs qui ont déjà soufflé dix-huit bougies d’un coup... C’est PEGI qui le dit !

Sérénades meurtrières

Comme expliqué plus haut, ce jeu infernal, royaume des balles perdues et des trous de balles en pleine tête se joue de manière intense et sur le rythme effréné imposé par un concept qui ne laisse aucun temps mort… façon de dire… Seul le décompte des points compte. Gagner sa place au sommet des High Scores, tel est le vrai but du jeu : comme sur borne d’arcade, mais sans avoir à glisser des pièces dans un monnayeur. Et ça marche ! Ça défoule, c’est jouissif et ça fait mal aux doigts.  
Si en solo « The Club » permet de tuer le temps et des cibles virtuelles, il est aussi possible d’organiser des petites tueries à quatre sur un écran divisé ou à huit en ligne, sur PlayStation 3 comme sur Xbox 360. Au menu des modes de jeu : ballade dans les champs, rêverie au bord de l’eau… mais qu’est-ce qu’il dit ! Non, soyons sérieux, un peu, ces sérénades meurtrières s’intitulent : Combat mortel, Partie score, Chasse en équipe, Combat à mort en équipe, etc.
Vous l’aurez compris, « The Club » n’est pas vraiment un jeu pour les mômes : violent et sanglant, il permettra aux amateurs de fusillades de se laisser aller, histoire de faire exploser les records de points acquis. Bienvenue au Club !


Pascal Tissier

 

 


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