Devil May Cry 4 » Blog de PasTis

 Devil May Cry 4

13/2/2008

Une réalisation d’enfer pour la nouvelle chasse
aux démons de Dante sur PS3 et Xbox 360


Il y a un peu plus de six ans, avec « Devil May Cry », un beat’em all dantesque, la PlayStation 2 devenait le terrain de chasse de Dante, un personnage doté d’un charisme indéniable et d’une gestuelle spectaculaire qui lui ont permis de devenir rapidement l’une des stars du jeu vidéo, au même titre que Snake, Sam Fisher, ou Altaïr (Assassin’s Creed). Succès oblige, l’exterminateur de démons est revenu deux fois sur PS2 avec tout son arsenal d’épées, de flingues et de pouvoirs spéciaux. Après une trêve de trois ans, les créatures maléfiques s’attaquent aujourd’hui aux consoles next-gen : l’occasion pour Dante d’éblouir une fois de plus ses fans avec un fantastique « Devil May Cry 4 » sur PlayStation 3… mais aussi sur Xbox 360.


Devil May Cry 4

 

Dante est de retour ! Voilà des mois que cet événement est annoncé dans la presse spécialisée et sur le net où des vidéos sont régulièrement diffusées pour faire baver d’envie les fans les plus impatients. Des démons par dizaines et des boss gigantesques apparaissent dans ces séquences qui laissent augurer le meilleur, d’autant que Dante y apparaît plus souple et plus acrobatique que jamais dans des décors somptueux.
Il y a quelques jours, comme au Japon et sur le continent américain, « Devil May Cry 4 » est enfin arrivé chez nous et dans toute l’Europe. Les plus pressés se sont rués dans leur magasin favori et se sont dépêchés de rentrer chez eux. Sans perdre de temps, ils ont arraché le film de cellophane qui scelle le boîtier et ont inséré le disque dans leur console. Là, les possesseurs d’une PlayStation 3 ont du prendre leur mal en patience… et attendre encore. Afin de limiter les temps de chargement pendant le jeu, la console de Sony installe des éléments du programme sur son disque dur : près de cinq giga-octets de données que la machine met plus de vingt minutes à digérer avant de passer la main au joueur. Du jamais vu sur console ! Et même si pendant cet enregistrement l’écran affiche un historique en images des trois premiers opus sur fond musical, c’est long, très long…

Le fils de Dante ?

Cette petite contrariété est oubliée dès que l’on entre dans le jeu et que l’on découvre la première surprise que nous ont concocté les développeurs de Capcom : Dante, le héros cède sa place à Nero, un intérim purement « scénaristique » qui ne modifie en rien le concept même du jeu, d’autant que le vrai Dante reprend sa place après que son alter ego aura pris soins de nettoyer le terrain. A l’écran, le héros est toujours vu de dos (à la troisième personne), et son univers se résume aux dédales lugubres d’un château gothique que Simon Belmont – le héros de « Castlevania » – aurait pris, lui aussi, plaisir à visiter. Mais bon, pour l’instant, revenons à Nero qui, après s’être fait la main dans un niveau d’introduction (genre didacticiel) entame son exploration des lieux.
Pas la peine de s’étendre sur le scénario, il n’est finalement qu’un prétexte pour amener le héros à faire de mauvaises rencontres. Mais pas de soucis, les habitués de la saga ne seront pas dépaysés. Le point fort de ce quatrième « Devil May Cry », c’est avant tout son univers magnifiquement rendu par les consoles haut de gamme de Sony et de Microsoft. Un château gigantesque sur plusieurs étages avec ses salles, ses couloirs, ses souterrains et ses escaliers éclairés à la lueur des torches ou de superbes projections de lumières. Des effets de clair-obscur parfaitement gérés qui se prolongent à travers les ombres vivantes qui suivent parfaitement les personnages. Bluffant !

Une main de fer

Comme dans les épisodes précédents sur PlayStation 2, le joueur dirige très vite son personnage de manière intuitive. Nero et Dante peuvent toujours alterner les attaques aux armes à feu ou aux armes blanches. Sans chercher à enchaîner les combinaisons, il peut foncer droit devant et tirer ou découper dans le tas. Au début, ça marche, mais plus il progresse et plus la nécessité d’affiner les assauts s’impose. Avec un peu d’entraînement et une bonne synchronisation des mouvements des doigts, le joueur peut tenter de placer des « Trickster » (esquives), « Gunslinger » (tirs en rafales), « Sword Master » (épée tournoyante), « Royal Guard » (contres imparables) et autres « Dark Slayer ». Mais la nouveauté la plus efficace et la plus spectaculaire tient dans la main de Nero : la « Devil Hand ». Avec cette main « diabolique », Nero peut empoigner un adversaire pour le projeter contre d’autres ennemis ou simplement le garder contre lui pour s’en servir comme d’un bouclier. Cette main surhumaine permet aussi des interactions avec des objets ou d’autres éléments du décor. Cette nouveauté n’est pas désuète, d’autant qu’elle apporte une dynamique inédite au jeu.
Comme dans les opus précédents, les héros disposent d’un arsenal conséquent, en lames comme en canons. Ainsi, en plus de l’incontournable paire de colts, du fusil à pompe et de la fameuse épée, Nero et Dante vont pouvoir tester plusieurs nouvelles armes, toutes plus puissantes les unes que les autres.

Il faut cumuler des points

Apparemment les démons qui sévissent dans la série « Devil May Cry » sont les champions de la croissance démographique : plus Dante en élimine et plus ils sont nombreux dans l’épisode suivant. Pourtant aucune femelle n’apparaît dans le jeu… et pas de reine pondeuse à l’horizon. Si les monstres les plus communs sont aussi les plus nombreux, ils sont plutôt faciles à éradiquer, sauf peut-être lorsqu’ils s’invitent en masse à l’écran. Mais derrières les « marionnettes » il y a d’autres créatures nettement plus coriaces et l’on ne vous parle pas des « boss » : une douzaine de démons gigantesques qui eux, ne se laissent pas faire, mais qui présentent chacun un point faible à découvrir. 
Pour progresser dans les meilleures conditions et disposer des armes les plus efficaces, il faut non seulement collecter différents items mais aussi cumuler un maximum de points de style au cours des missions, seul moyen d’optimiser les armes et d’acquérir de nouvelles compétences.

Un précieux guide gratos

Au finish, ce « Devil May Cry 4 » est un excellent jeu, éblouissant même au niveau de ses décors et de ses effets d’ombres et de lumières. Certes, le scénario n’apporte rien de réellement passionnant, mais l’action est omniprésente et c’est bien ce qui compte avant tout.
Le guide complet de « Devil May Cry 4 » (avec toutes les techniques de combat, les missions secrètes et tous les niveaux du jeu expliqués en images), est disponible gratuitement sur le site IGN :
Version PS3 : http://uk.guides.ign.com/guides/748464/
Version Xbox 360 : http://uk.guides.ign.com/guides/894664/


Pascal Tissier

 

 


Category : JEUX VIDEO Print

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