Une casserole de plus pour Axel Cointe
2/10/2008
Axel Cointe a aussi sévit à Genève
Le 9 décembre 2005, la société Instant Production d'Axel Cointe, présente le spectacle des Farfadais à l'Arena à Genève.
Véritable émerveillement pour les yeux, le spectacle de la troupe des Farfadais, une jeune compagnie d'acrobates, chanteurs et danseurs, nous entraîne dans un conte fantastique, celui de Mana. Les tableaux se succèdent, les éléments s'affrontent, le bien et le mal sont transfigurés grâce à la virtuosité des artistes.
Une composition musicale originale et des costumes flamboyants complètent l'esthétique de l'univers de Mana.

Mais comment se douter qu'Axel Cointe avait aussi rouler des professionnels du spectacle, que ce soit la diretion de l'Arena, ou les dirigeants de la troupe. Les révélations de Guillian Berthier, l'administrateur de la troupe des Farfadais, sont éloquentes, même si en parlant d'Axel Cointe, le refrain est connu: "Axel Cointe ne nous a versé que la moitié de ce qu'il nous devait pour ce spectacle. A ce jour (1er octobre 2008, ndlr) il nous est toujours redevable de la somme de 12'500 euros (près de 20'000 francs suisses!). Mais nous avons cessé de le poursuivre pour ce montant, cela semble sans espoir... Ce qui a été plus désagréable encore, c'est que la direction de l'Arena nous a recontacté plus tard et nous a demandé de payer la location de la salle car cela n'avait pas été assuré par Cointe. Mais nous n'avons pas eu à régler cette dette puisque nous leur avons expliqué les faits et précisé qu'aucun contrat n'existait entre la salle en question et notre compagnie. Nous ignorons si à ce jour, l'Arena a été réglé".
Mauvais payeur, Axel Cointe pousse même le vice à garder le contact avec ses victimes et ce n'est pas l'administrateur des Farfadais qui dira le contraire: "Axel Cointe nous a contacté plusieurs fois après ces faits. J'ai toujours refusé de travailler avec lui puisqu'il nous devait une somme importante. Chaque fois que j'évoquais ce sujet, il cessait de nous contacter durant un certain temps pour revenir "à la charge" plus tard... Finalement, cela fait maintenant près de deux ans qu'il ne nous a plus contacté".
A Genève, Sandrine Bourquin confirme qu'il y a bien eu des problèmes. La responsable de la gestion administrative de l'Arena se rappelle très bien d'Axel Cointe: "Sur le moment, il semblait très correct, on a eu de bons contacts, mais au final il nous laisse une facture en suspens. Celle-ci se monte à exactement 2988,30 francs. Nous avons voulu le mettre aux poursuites, mais apparemment il était en faillite. Au départ sa société s'appelait Instant Production et puis elle a changé de nom... Artistic Event. De plus, pour ce spectacle, je crois qu'il n'y avait que six cents personnes, ça été un grand flop... il n'avait pas vendu beaucoup de billets et tout le monde y a laissé des plumes... Les samaritains aussi n'ont jamais été payés, il n'y a pas que nous... mais bon, eux n'avaient pas envie de débourser de l'argent pour le poursuivre. Bon, nous on n'a plus que les yeux pour pleurer, depuis d'ailleurs on prend des précautions. On ne fait plus de spectacles sans demander des avances ou des garanties, mais c'est vrai que c'est pénible ce genre de... phénomène".
Pascal Tissier
L'intégralité de l'enquête sur Axel Cointe
et ses "Sensoriales"... ICI

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ENQUÊTE AXEL COINTE - LES SENSORIALES