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 La Police veille dans les quartiers de Neuchâtel

25/2/2009

 

Article publié dans Le Courrier Neuchâtelois du 25 février 2009


La Police de proximité
au service des habitants


Serrières • Depuis trois ans, la Ville de Neuchâtel a mis en place une police de proximité pour s’occuper de la sécurité et de la cohésion sociale dans les quartiers. Bilan à Serrières avec Denis Maraldi, le coordinateur des «secteurs».  

 

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Le sergent Denis Maraldi à côté de son véhicule orné du hibou
qui veille aussi la nuit et qui abrite les gens sous son aile.

 

«A qui une personne seule peut-elle s’adresser quand elle ne sait pas comment gérer une situation difficile? Qui veille sur les enfants quand ils ont un problème sur le chemin de l’école? Qu’est-ce qu’une police de proximité?» A l’initiative de l’Association de Quartier Serrières Bouge! (AQSB!), qui tenait son assemblée générale jeudi soir, au Restaurant du Clos-de-Serrières, c’est Denis Maraldi, sergent à la Police locale qui est venu répondre à ces questions et à bien d’autres, face à une salle pleine. «Treize agents de la Police locale sont affectés à ce que l’on appelle la Police de proximité en ville de Neuchâtel. Je suis à Serrières et je coordonne le travail de trois autres collègues en charge des différents secteurs qui entourent le centre-ville qui, lui, est couvert par neuf autres agents». Denis Maraldi insiste sur le fait que tout le corps de police fait de la «proximité»: «Nous, notre particularité, c’est que nous sommes attachés à des secteurs bien définis et que nous passons quotidiennement les trois quarts de notre temps à l’extérieur, au contact de la population».

Un quartier de 8700 habitants

Avec images et données projetées sur grand écran, le policier présente les chiffres concernant le quartier de Serrières, délimité pat le tunnel de Prébarreau, la cuvette de Vauseyon, le Chanet, la limite communale Peseux-Auvernier et le bord du lac: «Outre soixante-quatre commerces, ce secteur compte un peu plus de 8700 habitants, dont 1700 personnes âgées de plus de 65 ans. Il faut aussi tenir compte que plus de 2000 habitants sont seuls chez eux, tout âge confondu, jeunes et étudiants compris».
Une des missions de la Police de proximité est de passer dans les immeubles, de sonner à chaque porte, de se présenter et de laisser une carte de visite: «Depuis la création de ce service il y a juste trois ans, j’ai déjà distribué plus de 4000 cartes de visite. Ainsi, au cours de l’année passée, j’ai visité plus de 420 nouveaux ménages, effectué près de 3500 passages, surtout dans les commerces que je visite généralement une fois par semaine… les kiosques, les restaurants, les petits magasins…»

Le regard des gens a changé

En 2008, Denis Maraldi est intervenu sur 270 «problèmes» dans le quartier: «C’est surtout des aides à personnes ou des problèmes de voisinage, auxquels s’ajoutent des histoires de parcage ou de végétation. Dans la plupart des cas, nous essayons de résoudre les problèmes, mais sans nous substituer à d’autres services. Dans les cas de conflits, nous nous plaçons le plus souvent en médiateur et nous essayons d’amorcer le dialogue entre les personnes.»
Le sergent Maraldi reconnaît que depuis l’existence de la Police de proximité, le regard des gens a changé et que lors des visites qu’il effectue il est toujours très bien accueilli: «Nous sommes intégrés dans la vie du quartier, la méfiance à fait place à des rapports cordiaux. Les gens viennent vers nous, et ça s’est nouveau et encourageant.»

Des missions variées

Selon Denis Maraldi, aucun appel n’est négligé et chaque coup de téléphone reçu débouche systématiquement par une visite au domicile de la personne qui a sollicité la police: «Même si c’est pour une raison anodine ou simplement pour demander des renseignements. Il est déjà arrivé que l’on m’expose un problème de paiement de facture, qu’on me demande des conseils avant de partir en voyage… Dans ces cas-là, j’écoute et je conduis les gens vers d’autres interlocuteurs. On ne se substitue jamais à un autre service… on dirige les personnes vers les associations ou les services concernés avec, si possible, le nom d’une personne de contact et son numéro de téléphone. Ou alors on contacte – si besoin – les Services sociaux ou de la santé, la Croix-Rouge ou d’autres entités pour leur faire part des cas rencontrés et les mettre en liaison avec les personnes affectées.»

«A votre disposition»

Le policier souligne que son service fera tout pour qu’une personne âgée puisse rester le plus longtemps possible dans son appartement, en veillant à contacter les organismes qui pourront l’aider dans son quotidien, au niveau de sa santé, de ses repas, de ses déplacements ou de ses commissions: «On passe ensuite régulièrement en arrière-plan pour contrôler que tout se passe bien. Et tous nos services sont gratuits. Le mot d’ordre de tous les agents de proximité envers la population, c’est «Je suis à votre disposition»… C’est vrai, on est là pour eux.»   
 


Pascal Tissier


Corps de Police
Proximité «secteur»
Faubourg de l’Hôpital 6
2001 Neuchâtel
032 722 22 22
www.policeneuchatel.ch
police.locale@ne.ch

 


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