Les M13 de Xamax présentés par leurs coachs » Blog de PasTis

 Les M13 de Xamax présentés par leurs coachs

1/2/2010

Les M13 de Xamax, pour la relève

Ils sont une vingtaine. Ils ont moins de treize ans et rêvent tous de jouer un jour dans la première équipe de Neuchâtel Xamax. Rencontre avec Daniel de Martini et Stéphane Rusca, les entraîneurs des M13. - par Pascal Tissier (texte et photos)

NE Xamax M13


Hiver oblige, les terrains du Chanet sont délaissés en faveur des salles de sports situées au sommet de la Maladière. En un instant, les filets de badminton disparaissent et des cages de buts sont installées aux extrémités de deux salles jumelles. Entouré par «ses» vingt garçons, Stéphane Rusca fait le briefing: ce soir, petit tournoi entre quatre équipes dans des matchs de cinq minutes…

Chronomètre en main, Stéphane Rusca lance la partie. «Ces jeunes s’entraînent quatre fois par semaine. Ils ont trois séances – les lundi, mardi et vendredi – dans le cadre de la formation Xamax M13 et une – le mercredi –, en sélection cantonale de l’Association Neuchâteloise de Football (ANF).»

La technique avant l’endurance
Quatre entraînements par semaine, n'est-ce pas un rythme trop soutenu pour des garçons en pleine croissance? L’entraîneur relativise: «C'est une question de dosage. A ce niveau-là, la formation se concentre davantage sur la technique que sur l’endurance. C’est la qualité du jeu et du geste qui prime, tout comme la coordination, la vitesse et le comportement».
Prof de sport dans la vie, instructeur de football par passion, Daniel de Martini est le co-entraîneur du groupe. «L’effectif des M13 est toujours d’une vingtaine de joueurs, tous nés en 1997 bien sûr. C’est le contingent idéal, d’autant que nous ne pouvons en inscrire que dix-huit sur les feuilles de match. A cet âge-là, les postes sur le terrain ne sont pas encore fixes. Nous nous attachons donc à tous les faire jouer de manière équitable en veillant à respecter un tournus au niveau des positions.»

Des aménagements scolaires
Dans la salle, alors que les matchs s’enchaînent, Daniel de Martini souligne que certains de «ses» écoliers peuvent bénéficier d’un arrangement «sport-études», réservé aux sportifs d’élite. «Ils vont à l’école normalement, mais peuvent jouir d’un aménagement scolaire. Dans certains cas, ils peuvent être dispensés de gym ou de quelques branches, comme l’histoire ou la géographie, afin de disposer du temps nécessaire à leurs séances d'entraînement.» Il y a des directeurs d’école plus souples que d’autres. «Notre problématique avec les M13, c’est que plusieurs de ces garçons sont en orientation, une année durant laquelle ils ne peuvent manquer ni les cours, ni l’éducation physique, car toutes les notes comptent.» Du coup, ceux qui sont concernés ne peuvent pas participer à tous les entraînements, ou y viennent avec un peu de retard. «C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons aménagé des horaires décalés de trente minutes par rapport aux autre équipes juniors.»

La filière Xamax
A entendre Daniel de Martini, «ses» joueurs proviennent essentiellement de la filière Xamax. «Il faut bien comprendre que la détection se fait relativement tôt dans les M10, M11, M12. Nous essayons aussi de collaborer avec les club locaux pour qu’ils nous envoient les meilleurs. Nous lançons encore des appels dans la presse et nous avons également des recruteurs qui vont voir des matchs et qui nous signalent des joueurs intéressants.» Quand un joueur plaît, son club, son entraîneur, ainsi que ses parents sont approchés. «Si le contact est bon, nous proposons au garçon de venir s’entraîner quelques mois avec nous. Nous l’observons, le testons et nous prenons une décision relativement tôt.»

Le recrutement en question
L’entraîneur admet que, par le passé, les clubs avaient l’impression qu’on leur piquait des joueurs. «Aujourd’hui, nous leur expliquons que leurs meilleurs joueurs doivent venir chez nous. Tout simplement parce que nous avons de bonnes structures, d’excellents formateurs, et regrouper de bons éléments engendre une saine émulation.» Il arrive que des clubs rétorquent aussi que leurs joueurs sont recrutés trop tôt. «D’un côté, c’est vrai. Mais malheureusement quand nous voyons le travail effectué dans quelques clubs, nous nous disons rapidement que les laisser là, c'est du temps perdu.» Certains clubs font, selon lui, du bon boulot. Dans d’autres, par contre, c’est la gabegie. «En hiver, ils finissent au mois de novembre et ne recommencent que fin février ou début mars. Depuis la mise en place de ce programme de formation par Adrian Ursea, il y a un peu plus de deux ans, nous nous efforçons de créer des liens avec tous les clubs de la région, d’entretenir une véritable collaboration avec chacun d’eux. Nous invitons les dirigeants au stade, nous leur  exposons le concept de la filière. Le but est surtout de reconstruire une saine relation entre Xamax et les autres clubs.»

Juniors C contre Juniors D
Selon Stéphane Rusca, au sein de l’ANF l’équipe M13 n’existe pas. «C’est vrai, il n’y a pas de championnat M13. En fait, ce sont des jeunes qui sont en dernière année de juniors D, amenés à jouer en juniors C, face à des adversaires qui ont une ou deux années de plus. Ça les oblige à trouver des solutions face à la grandeur, la puissance physique et à la vitesse de leurs adversaires. Vu leur niveau, s'ils n'étaient invités à évoluer dans le championnat juniors D que contre des garçons de leur âge, ce serait vraiment trop facile.»

La dure loi du sport
C’est aussi Stéphane Rusca qui explique comment – en fin de saison – les jeunes peuvent monter dans la catégorie supérieure, ou pas. «Si, au cours de l’année, nous constatons que l’un d’eux n’a pas le niveau, nous nous entretenons avec lui ainsi qu'avec ses parents. Ensuite, il quitte la formation pour rejoindre son club d’origine. Pour nous, cette décision n’est pas facile à prendre. Pour lui, elle est difficile à vivre. Mais c’est toujours mieux que d'être gardé pour ne jamais jouer. Pour ceux qui ont le potentiel, pas de problème! Ils passent au niveau supérieur. Leurs points forts et leurs faiblesses sont communiquées au chef technique.»

Une école de vie
Daniel de Martini aura le mot de la fin: «Le foot, c’est une école de vie, même à Xamax. Mais cette formation ne doit pas se vivre au détriment de la vie sociale, de l’école ou de la famille. Pour ces garçons qui sont passionnés par le football et qui ont des rêves plein la tête il y a des choix à faire, une organisation à mettre en place, et ce n’est pas toujours évident!»

En sueur, mais apparemment encore débordants d’énergie, les vingt joueurs vont encore effectuer quelques exercices au sol avant de retourner chez eux. Pour les M13, la reprise du championnat est fixée au 27 mars prochain.

NE Xamax M13

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